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Rémi Brague sur Canal académie

http://www.canalacademie.com/Remi-Brague-Du-Dieu-des-chretiens.html

Bibliographie musulmane selon des musulmans

Question :
Nous voudrions un conseil relatif aux ouvrages à acquérir et étudier en tant qu’ouvrages de référence par le chercheur du savoir religieux.

Réponse :
Louange à Allah

Premièrement, en matière de dogme :

1. Le livre intitulé : Thalatha al-Ussoul

2. Le livre intitulé : al-qawaid al-arba’a

3. Le livre intitulé : Kashf ash-ahoubouhat

4. Le livre intitulé : Kitab at-tawhid

Ces quatre ouvrages sont écrits par Cheikh al-islam Muhammad ibn Abd al-Wahhab (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde)

5 . Le livre intitulé : Al-aqida al-Wassitiyya. Ce livre traite entre autres de l’unicité d’Allah dans Ses noms et attributs. Il fait partie des meilleurs écrits dans ce domaine. C’est pourquoi il mérite d’être lu et relu.

6. Le livre intitulé : Al-hamawiyya

7. Le livre intitulé : at- Tadmowiyya (les deux livres sont écrits par Cheikh al-islam Ibn Taymiyya (Puisse Allah le Très Haut lui accorder Sa miséricorde)

8. Le livre intitulé : al-aqida at-Tahhawiyya de Cheikh Abou Dja’afar Ahmad ibn Muhammad at-Tahhawi.

9. Le livre intitulé : sharh al-aqida at-Tahhawiyya d’Aboul Hassan Ali ibn Abil Iz

10. Le livre intitulé : ad-durar as-sanniyya fi al-adjwiba an-nadjdiyya complié par Cheikh Abd Rahman ibn al-Qassim (Puisse le Très Haut Allah lui accorder Sa miséricorde).

11. Le livre intitulé : ad-durra al-mundjiyya fi aqidatil firqa al-mardhiyya de Muhammad ibn Ahmad as-Safarini al-Hanbali. Ce livre comporte des affirmations générales contraires à la doctrine des ancêtres pieux. C’est le cas de ces propos : « Notre Maître n’est ni essence ni accident ni corps.» Combien Il est transcendant .

C’est pourquoi le chercheur du savoir doit l’étudier auprès d’un maître doté d’une connaissance profonde de la doctrine des ancêtres pieux afin qu’il lui explique les affirmations générales contraires à la doctrine des ancêtres pieux.

Deuxièmement, en matière de hadith

1. Le livre intitulé : Fateh al-bari, sharh Sahih al-Boukhari d’Ibn Hadjar al-Asqalani (Puisse Allah le Très Haut lui accorder Sa miséricorde).

2. Le livre intitulé : Subul as-salam, sharh boulough al-maram de San’ani. Ce livre traite aussi bien du hadith que du droit musulman.

3. Le livre intitulé : Nayl al-awtar, sharh Mountaqa al-akhbar de Shawkani

4. Le livre intitulé : Ummahat al-ahkam de Maqdissi. C’est un abrégé dont la plupart des hadith sont cités dans les deux Sahih. Ce qui fait qu’on n’a pas besoin de vérifier leur authenticité.

5. Le livre intitulé : Al-arbaïna an-Nawawiyya d’Abou Zakariyya an-Nawawi (Puisse Alla le Très Haut lui accorder Sa miséricorde).

C’est un bon livres parce qu’il renferme des règles de conduite et possède une bonne méthodologie et recèle des règles (morales) très utiles telle que : « La bonne adhésion à l’Islam d’une personne se traduit par son abandon de ce qui ne la concerne pas. » (rapporté par l’Imam Ahmad, 1,201) et at-Tirmidhi (2318) et déclaré « beau » par an-Nawawi dans Riadh as-Salihin, 73 et jugé authentique par Ahmad Chakir dans al-Mousnad, 1737.

Voilà une règle de vie qui vous suffirait si vous parvenez à vous l’imposer. Il en est de même de celle relative à la parole et formulée en ces termes : « Que celui qui croit en Allah et au jour dernier dise du bien. Si non qu’il se taise » (rapporté par Boukhari dans : livre sur les règles (de conduite) et Mouslim dans : livre sur l’épave, chapitre sur l’hospitalité).

6. Le livre intitulé : Boulogh al-maram de Hafiz Ibn Hadjar al-Asqalani. C’est un livre très utile notamment parce qu’il mentionne les rapporteurs et cite ceux qui ont jugé le hadith authentique et ceux qui l’ont jugé faible et commente les hadith soit dans le sens de leurs authentification ou dans celui de leur affaiblissement.

7. Le livre intitulé : Noukhbat al-fikar de Hafiz ibn Hadjar al-Asqalani. C’est un livre général. Si le chercheur du savoir le maîtrise, il peut le dispenser de la lecture de beaucoup d’autres livres traitant de la critique du hadith. Ibn Adjar (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a adopté une méthode très utile dans la rédaction de l’ouvrage. Elle consiste à procéder par élimination. Le chercheur du savoir qui le lit le trouvera stimulant parce que le style excite le désir intellectuel. Je dis qu’il convient au chercheur du savoir de l’apprendre par coeur en raison de sa grande utilité dans le domaine des règles de la critique du hadith.

8. Les six livres : le Sahih de Boukhari ; le Sahih de Mouslim, Sunan de Nassaï, Sunan d’Abou Dawoud, Sunan d’Ibn Madja, Sunan de Tirmidhi.

Je conseille leur fréquente lecture au chercheur du savoir parce qu’elle procure deux avantages. Le premier consiste dans le retour aux sources, et le second dans la répétition des noms des hommes (les traditionalistes).

A force de répéter les noms, on finit par reconnaître les noms des rapporteurs cités par Boukhari de sorte à pouvoir les identifier chaque fois qu’on les retrouve ailleurs, ce qui constitue un avantage dans ce domaine.

Troisièmement, en matière de droit musulman :

1. Le livre intitulé : Adaab al-mashy ila as-salat de Cheikh al-islam Muhammad ibn Add al-wakhab (Puisse Allah le Très haut lui accorder Sa miséricorde)

2. Le livre intitulé : Zad al-mustaqn’a fi ikhtissal al-muqni de Hadjdjawi. C’est un des meilleurs textes en matière de droit musulman. C’est un livre général mais bref et béni. Notre maître, l’érudit Cheikh Abd Rahman as-Sa’adi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) nous en a recommandé la mémorisation. Pourtant il avait lui-même appris par coeur le texte intitulé : Dalil at-talib.

3. Le livre intitulé : ar-Rawdh al-murbi ; sharh Zad al-mustaqn'a de Cheikh Mansour al-Bahouti.

5. Le livre intitulé : al-Ussol min ilm al Ussol. C’est un abrégé qui ouvre la porte à l’étudiant.

Quatrièmement, en matière de régime successoral :

1. Le livre intitulé : Matn ar-Rahabiyya de Rahabi

2. Le livre intitulé : Matn al-Barhaniyya de Muhammad al-Barhani. C’est un abrégé général très utile dans son domaine. Je pense que ce livre est plus général que le précédent et contient des connaissances plus étendues, d’autre part.

Cinquièmement, en matière d’exégèse.

1. Le livre intitulé : Tafsir al-qur’an al -azim d’Ibn Kathir (Puisse Allah le Très Haut lui accorder Sa Miséricorde). C’est un livre très utile dans le domaine de l’exégèse fondée sur les traditions. Il est en le plus sûr, même s’il n’aborde que rarement les aspects grammaticaux et philologiques.

2. Le livre intitulé : Tayssir al-Karim al-Rahman fi Tafsir kalami al-Mannan de Cheikh Abd Rahman as-Sa’adi (Puissen Allah le Très Haut lui accorder Sa miséricorde).C’est un livre utile, facile et sûr. Et j’en recommande la lecture.

3. Le livre intitulé : Muqaddimatou Cheikh al Islam fi at-tafsir qui constitue une bonne introduction.

4. Le livre intitulé : Adhwa al-bayane de l’érudit Muhammad Ach-Chinqiti (Puisse Allah le Très Haut lui accorder Sa miséricorde). C’est un livre général qui traite du hadith, du droit musulman et de la jurisprudence.

Sixièmement, ouvrages généraux concernant certaines disciplines.

1. La grammaire : matn al -adjroumiyya. Un abrégé simplifie.

2. La grammaire : alfiyya d’Ibn Malick. C’est un résumé de l’essentiel en la matière.

3. La biographie du Prophète. Le meilleur livre que j’ai trouvé dans ce domaine, est Zad al-ma’ad d’Ibn al-Quayyim (Puisse Allah le Très Haut lui accorder Sa miséricorde). C’est un livre utile qui constitue une bibliographie du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) qui s’intéresse à tous les aspects de sa vie et renferme de nombreuses dispositions.

4. Le livre intitulé : Rawdatou al-uqala d’Ibn Hibban al-Bousti (Puisse Allah le Très Haut lui accorder Sa miséricorde). C’est un livre utile bien que bref. Il a rassemblé un grand nombre de leçons et de traditions reçues des ulémas, des traditionalistes et d’autres.

5. Le livre intitulé : Siyar a’alam an- noubala de Dhahabi. Ce livre est d’une grande utilité, et le chercheur du savoir doit se le procurer et l’étudier.

Extrait des avis de Cheikh Muhammad ibn Salih al-Ouhaymine, livre sur le savoir, p.92 (www.islam-qa.com)



LIVRES SUR LE TAWHID ET LA 'AQIDA

"Qu'y a-t-il après la mort ?" du Cheikh 'Abdellah Ibn Ibrahim Ar-Raouji
"Les jalons de la Sunnah" du Cheikh Hakami
"Le commentaire des trois principes fondamentaux" du Cheikh Ibn Saleh Al Utheimin
"Al-Wâsitiyya" du Cheikh de l'Islam ibn Taymiyya
"Ce qui distingue le musulman du polythéiste" du Cheikh Mohammed ibn 'Abdelwahhab
Cours de Tawhid aux jeunes musulmans (édition Assia)
"Dissiper l'équivoque en monothéisme" du Cheikh Mohammed ibn 'Abdelwahhab
"E-Tawassoul ou les Sollicitations Divines" du Cheikh Mohammed Naserdine al Albani
"Explication des Noms parfaits divins" du Cheikh 'Abd-ar-Rahmâm Ibn Nâssir as-Sa'adî
"Fathel-Majid, l'interpretation du Livre de l'Unicité" du Cheikh Abderahman ibn Hassan Al Cheikh
"La aquida tahawiyya" de l'Imam Abou Dja'far Alwarraq At-tahawy
"La double attestation et ce qui la contredit" Abu et Umm 'Abd al-ilah Bekkouch
"Le résumé du commentaire du livre de l'Unicité" du Cheikh Saleh Ibn Abdelaziz Al Cheikh
"Les preuves de l'unicité" du Cheikh Mohammed ibn 'Abdelwahhab
"Les règles exemplaires sur les Noms et Attributs divins" du Cheikh Saleh al 'Utheimin
"Les trois origines et leurs évidences" du Cheikh Mohammed ibn 'Abdelwahhab
"L'Unicité d'abord chers Prêcheurs !" du Cheikh Mohammed Naserdine al Albani
"Résumé du dogme islamique" du Cheikh Mohammed ibn Jamil Zinou
Types de polythéisme (édition Daroussalam)

LIVRES SUR LA PRIERE

"La description de la prière du Prophète" du Cheikh Mohammed Naserdine Al Albani
"La prière de nuit pendant la nuit du Ramadhân" du Cheikh Mohammed Naserdine Al Albani
"Les prosternations de la distraction" du Cheikh Saleh al 'Utheimin

LIVRES SUR LE JEÛNE

Fatawas sur le jeûne de Ibn Baz, Al Othaimine,AL Jibrine,Le comité permanent de l'Ifta d'Arabie Saoudite


LIVRES SUR LE HAJJ

"Les rites du Pèlerinage et de la 'Umra" du Cheikh Mohammed Naserdine al Albani

LIVRES SUR L'ISLAM

"Fatawas sur les piliers de l'Islam" du Cheikh Mohammed Ibn Saleh Al Utheimin
"A la decouverte de l'Islam" du Cheikh Mohammed Ibn Ibrahim Al-Hamad
"La perle rétrécie" du Cheikh Abderahman as-Sa'di
"Leçons importantes pour le Public de la Nation" du Cheikh Abdelaziz Ibn Bâz
"Notions indispensables à l'ensemble de la Communauté" du Cheikh Abdelaziz ibn Bâz

LIVRES SUR LE QUR'AN

Tafsir ibn Kathir volume 1
Tafsir ibn Kathir volume 2
Tafsir ibn Kathir Joz' Amma

LIVRES SUR LE HADITH

Précis des sciences du hadith de Mahmoud At Tahhan

LIVRES SUR LA SUNNAH

"L'hérésie (l'innovation)" du Cheikh Saleh al Fawzan
"Le sermon avant d'entreprendre une affaire" du Cheikh Mohammed Naserdine Al Albani

LIVRES SUR LA SCIENCE ET LES SAVANTS

"Comment se comporter avec les Savants" du Cheikh 'Abd ar-Rahmân Al-Louwayhîq
"Les vertus des gens de la maison du Prophète" du Cheikh 'Abdel Mohsin Al 'Abbad

LIVRES SUR LE COMPORTEMENT

"Les voies permettant d'acceder au Paradis" du Cheikh Abdallah Ibn Jarul-Allah Ibn Ibrahim Al-Jarul-Allah
"Appel à la bienveillance entre les gens de la Sunna" du Cheikh 'Abdel Mohsin Al 'Abbad

LIVRES SUR LE PRECHE

"La plus grande recommandation sur le dogme et la prédication" du Cheikh de l'Islam Ibn Taymiyya
"Le viatique du prédicateur Musulman" du Cheikh Saleh al 'Utheimin

LIVRES SUR L'INVOCATION

La citadelle du musulman
"L'œuvre des élites" du Cheikh Abdelaziz ibn Bâz

LIVRES SUR LA MORALE

"La confiance en Allah" du Cheikh Abdallah Ibn Jarul-Allah Ibn Ibrahim Al-Jarul-Allah
"Lettre à mon fils" de l'Imam ibn Al Jawzi
"Tablîs Iblis - Les ruses de Satan" de l'Imam ibn Al Jawzi

LIVRES SUR LE MARIAGE

"Les bienséances du mariage" du Cheikh Mohammed Naserdine Al Albani

LIVRES SUR LA FEMME MUSULMANE

"La responsabilité de la Femme Musulmane" du Cheikh Abdallah Ibn Jarul-Allah Ibn Ibrahim Al-Jarul-Allah
"L'Islam et la dignité de la femme" du Cheikh Abderazzaq Al Badr

LIVRES SUR LES ENFANTS

Fatawa relatives à l'enfant musulman de Ibn Baz,Ibn Othaimine,Ibn Jibrine,Saleh Al Fawzan,le comité permanent de la fatwa

"Les préceptes islamiques relatifs au nouveau-né" de l'Imam Ibn Qayyim Al Jaouziya

LIVRES SUR LA JURISPRUDENCE (FIQH)

Fiqh Sunnah de Sayed Sabiq
Initiation à la jurisprudence - receuil de règles générales

LIVRES SUR LE COMMERCE

"Le commerce et les transactions usuraires" du Cheikh Saleh al Fawzan
"Le commerce et ses interdits en Islam" du Cheikh Saleh al Fawzan

LIVRES DIVERS

Recueil de fatwas sur l'exorcisation légale (ruqya) de Khaled al-jeraissy

Les textes et leurs pièges

Le piège des citations coraniques

May 15th, 2007 by ajmch


D’ordinaire, Spengler est un commentateur très talentueux et perspicace — voir notamment son approche de la civilisation arabe à travers le prisme de sa poésie et de ses lettres. Mais il semble affligé lui aussi d’un recul hélas très commun devant l’examen des textes coraniques. Ainsi, ses prises de bec virtuelles avec Robert Spencer, directeur de Jihad Watch, ne sont pas à son avantage.

En résumé, Spengler plaide la complexité floue: il serait possible de tirer le pire et le meilleur des écritures coraniques, simplement en fonction de ce qu’on souhaite y trouver. Cette opinion est largement répandue et paraît instinctivement plausible au novice. En effet, il est naturellement possible de chercher de manière ciblée les passages des écritures islamiques qui soutiennent ou fragilisent un point de vue donné. C’est à la portée de chacun et il est même probable que c’est la règle dans l’Islam, puisque les enfants y reçoivent leurs convictions longtemps avant d’être capables de discernement.

Mais qu’en est-il d’une approche objective — l’examen de l’ensemble des textes confirme-t-il ce point de vue intuitif? Et si ce n’est pas le cas, si une prise en compte honnête des écritures islamiques produit un résultat incontestablement orienté, laquelle des deux approches (objective/subjective) est-elle déterminante? À l’heure où l’Islam prend tant d’importance dans le monde, ces questions peuvent-elles rester en suspens? Et comment, le cas échéant, y répondre au mieux?

Prenons un exemple: Mahomet est censé avoir interdit de tuer un moine en prière, ou les femmes et les enfants. Mais il aurait aussi fait des déclarations antagonistes, selon lesquelles l’ennemi est à considérer comme un ensemble compact, indifférencié, et lui-même, selon les mêmes sources, aurait utilisé des armes tuant sans aucune différenciation les femmes, les enfants et les gens en prière. Un esprit objectif qui cherche à déduire des lois de ces écrits va donc probablement conclure qu’il est interdit de tuer des femmes, des enfants et des moines… sauf en certaines circonstances, qu’il faut établir en examinant le contexte en question. Il faudra ensuite décider dans quelle mesure les situations d’exception permettent de définir des principes applicables dans l’ici et le maintenant.

Ce processus, devenu rapidement collégial, est celui de la législation islamique. Il a invariablement produit des lois justifiant et glorifiant la guerre contre les infidèles jusqu’à la domination mondiale, la ségrégation religieuse et sexuelle, les châtiments corporels en place publique et toutes sortes de processus juridiques non codifiés, faisant référence à la foi en Allah et en les promesses coraniques. Aucun collège n’a jamais contredit ces principes au nom des écritures islamiques. Il n’y a tout simplement pas matière à cela.

Et surtout, nous sommes ici dans le domaine de la foi et les savants, en fin d’analyse, affirment simplement que le respect des préceptes islamiques produit par définition une société parfaite. Il est donc légitime de défendre et de répandre cette société, dont chacun des membres bien conscients de la qualité et de l’importance de ce projet prendra volontiers sur lui de subir les châtiments en question pour purifier la communauté de ses errances personnelles. Ainsi, le voleur est heureux qu’on lui coupe la main, car cela le guérit du péché, lui donne une meilleure chance devant Dieu; la femme infidèle désire être lapidée, car cela exorcise l’aspect nuisible de son acte et renforce les qualités morales de la société.

D’où il ressort que l’examen objectif de l’ensemble des écritures, par des savants, produit, vers l’extérieur, un projet conquérant et impérialiste, qui justifie la violence et le meurtre de masse au nom de la foi islamique et, vers l’intérieur, un idéal de société rigoriste et totalitariste, qui déclare sacrés les moindres gestes de la vie quotidienne et les régule sans pitié. Certes, les savants, les juristes, sont une minorité, mais dans une société acquise à l’Islam, cette minorité est invariablement au pouvoir (ne serait-ce qu’au pouvoir juridique et législatif) et son influence est donc incomparablement plus grande que celle des gens qui se contentent de choisir dans les écritures les passages qui plaisent à leurs convictions subjectives. Car ces derniers, sauf exception, ne vont jamais bien loin dans la hiérarchie d’une société islamique.

D’autre part, les savants sont aidés ici par les extrémistes, les gens qui cherchent dans les écritures de quoi justifier leur soif d’actes criminels. Et ceci de deux manières: d’abord, les extrémistes intimident (ou abattent) les partisans d’une société libre et pacifique, ce qui favorise la position des connaisseurs objectifs des écritures, qui peuvent affirmer avec une sorte de raison perverse, que seul le plus grand respect des lois islamiques met le peuple à l’abri du danger, dans ce monde et dans l’autre. Et les extrémistes, lorsqu’ils exagèrent et créent le chaos, peuvent aisément être traités de simples criminels ignares par les juristes qui, en détenteurs reconnus de la vérité des écritures, condamnent leurs actes et appellent, encore une fois, à plus de respect des vraies lois de l’Islam.

Il faut également relever que si les extrémistes aussi sont une petite minorité, leur manque d’inhibition devant la violence leur donne un pouvoir personnel considérable sur leur entourage. Et bien sûr, ils peuvent être récupérés, utilisés, armés, amplifiés, par des gens avides de pouvoir.

Ainsi, en définitive, le fait qu’il soit certes possible de se leurrer sur la nature de l’Islam, dans un sens ou dans un autre, n’a pas d’importance pour la réalité du phénomène. Il suffit que les écritures islamiques soient répandues, parmi une population alphabétisée et crédule, pour reproduire le schéma qu’elles décrivent (guerre permanente, troubles civils, improductivité, non-créativité). Les écritures islamiques sont bel et bien un piège, mais pas celui que nous dépeint Spengler.

L'Inde face à l'islam

http://lumiere101.com/2009/01/16/le-traumatisme-seculaire-impose-a-l-inde/
http://www.insolent.fr/2009/01/le-traumatisme-seculaire-impose-a-l-inde.html

16 janvier 2009
Le traumatisme séculaire imposé à l'Inde par l'islamisme est une des clefs de la politique mondiale du futur

Vous pouvez écouter l'enregistrement de cette chronique sur son lien permanent sur le site de Lumière 101.

L'importance de l'Inde dans l'avenir du monde peut de moins en moins échapper à quiconque en scrute tant soit peu les évolutions. Et l'on commencera au besoin par se représenter que le plus grand essor de ce pays s'est affirmé entre 1996 et 2004, à l'époque où Atal Bihari Vajpayee et son parti nationaliste hindouiste (BJP puis Janata), influençant le pouvoir central, ont su déblayer largement l'héritage socialisant des 50 années de monopole gouvernemental du parti du Congrès.

Cet aspect politique, culturel et même fondamentalement religieux ne saurait d'emblée se voir escamoter, n'en déplaise au laïcisme dominant qui fausse la vision de nos observateurs étatiques.

D'une telle myopie, on ne saurait à l'inverse soupçonner la diplomatie du Vatican. Aussi bien le Pape lui-même que le cardinal Tauran président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux ont ainsi marqué en octobre 2008 tout l'intérêt qu'ils portaient au dialogue avec cette très ancienne culture. "Chrétiens et Hindous : ensemble en faveur de la non-violence" : ce message fut adressé aux Hindous du monde entier à l'occasion de la fête de Diwali. "En tant qu'hindous et chrétiens, particulièrement dans la situation actuelle, laissons-nous submerger sans réserve par l'amour, avec cette conviction que la non-violence est la seule manière de construire une société globale plus compatissante, plus juste et plus attentive". De son côté le pontife romain précise "dans mon message à l’occasion de la récente célébration du Diwali, j’ai voulu réaffirmer la nécessité que les chrétiens et les hindouistes travaillent ensemble à la lumière du principe commun de la non-violence".

Précisons que les attentats de Bombay de fin novembre n'ont aucunement inspiré ces déclarations puisqu'elles correspondent à cette fête des lumières et de la liberté retrouvées célébrée l'année dernière en date du 28 octobre par nos lointains cousins.

Quelques mots sur l'épopée ancestrale racontée sous forme de mythe par le Ramayana. Un démon (Ravana) avait enlevé Sita épouse du dieu Rama, tenu pour un avatar de Vichnou mais dont le règne historique avait apporté paix et bonheur, quelque mille ans avant la Guerre de Troie. Rama, à l'aide de plusieurs compagnons, put délivrer la princesse. Ils revinrent au royaume d'Ayodhya, alors que la nuit était tombée. Aussi leurs fidèles sujets déposèrent-ils des lampes à huiles sur le bord des routes. Et cette tradition est réitérée chaque année lors de la lune noire de novembre. En cette occasion on honore également Ganesha et Lakshmi, déesse de la prospérité. Le protecteur Vishnu, a repris possession de la Terre, de l'Océan et des Cieux. Tous les foyers hindous seront alors garnis de lampes à huile, ne laissant pas de place à l'obscurité. Ceci représente de la sorte le triomphe de la lumière sur les ténèbres, du bien sur le mal, de la Vérité sur le mensonge.

Le conseil pontifical ignore d'autant moins cette tradition qu'il la souligne de la sorte :
"La non-violence est l’un des enseignements les plus importants de la tradition hindoue. Le Mahatma Gandhi, Père de la Nation indienne, est respecté et tenu en haute estime parmi les hommes de différentes générations, dans le monde entier, pour son total dévouement au service de l’humanité. Au cours de sa lutte pour la liberté, il s’est rendu compte que 'œil pour œil et le monde sera aveugle'. Sa vie durant, il a développé, entre autres, le concept de Ahimsa (la non-violence). Il demeure un modèle de non-violence puisqu’il n’a pas hésité à donner l’exemple en sacrifiant sa vie plutôt que de prendre le chemin de la violence.

La non-violence n’est pas simplement une manœuvre tactique, mais l’attitude de celui qui, comme le dit Benoît XVI, 'est tellement convaincu de l’amour de Dieu et de sa puissance' qu’il ne craint pas d’affronter le mal avec les seules armes de l’amour et de la vérité.
Or l'énoncé de cette noble certitude ne convient pas à un certain jésuite, allemand le Père Christian Troll, que l'on présente pour l’un des islamologues les plus écoutés du monde catholique.

Le père Troll dit avoir rencontré en Inde beaucoup de responsables chrétiens et musulmans, évêques, prêtres, professeurs et directeurs de séminaires, enseignants et dirigeants d’écoles coraniques. Et, à sa grande déception, personne, ni chez les catholiques ni dans la communauté musulmane indienne, n’avait fait quoi que ce soit pour faire connaître la lettre des 138 représentants islamiques qui, après le discours de Ratisbonne de 2006 et les agitations subséquentes avaient proposé un dialogue à l'Église romaine. Et personne n'avait pris le temps de pratiquer aucune rencontre sur place.

"Tout cela est tragique", commente le père Troll. Et voici sa conclusion :
"En Inde, les chrétiens et les musulmans sont des minorités : raison de plus pour qu’elles vivent en harmonie. Il est donc d’une importance fondamentale que les initiatives de dialogue à haut niveau, auxquelles ont participé un nombre significatif de leaders chrétiens et musulmans, soient connues dans des couches de plus en plus larges des communautés de chacune des deux religions. De très belles déclarations communes au niveau international augmentent les attentes. Mais si elles ne sont pas mises en œuvre, si on ne s’efforce pas de faire au moins cela, les résultats seront la frustration et le ridicule".
Qu'on me permette de rappeler à ce lointain fils d'Ignace de Loyola un certain nombre de réalité sur le traumatisme subi par l'Inde à l'occasion de son contact avec l'islam.

Voici comment un homme dont je garde le meilleur souvenir, Alain Daniélou (1), frère du cardinal résume cette relation dans son Histoire de l'Inde : "Il y eut naturellement des intermèdes, sous de 'bons' Califes mais le fanatisme destructeur reprit toujours finalement le dessus."

Je reviens aux violences millénaires subies par l'Inde, autrement plus sérieuses.

Une estimation universitaire évalue que du XIe au XVIe siècles, de l'an 1000 à l'an 1525, 80 millions d'Hindous auraient été tués par la répression musulmane sans parler des famines et autres calamités naturelles engendrées par la guerre.

En l'an 1000 la conquête islamique de l'Afghanistan fut suivie par la destruction de toute la population hindoue de cette région. Le nom "Hindu Kush" signifie aujourd'hui encore le massacre des hindous.

Les sultans turcs Bahmani, qui régnèrent sur le Deccan de 1347 à 1425, avaient fixé un quota annuel de 100 000 hindous.

En l'an 1399, le turco-mongol Tamerlan aurait fait mettre à mort de sang-froid en une seule journée 100 000 Hindous prisonniers lors de la prise de Delhi. Les têtes des victimes s'entassaient en énormes pyramides.

Après quoi, un certain nombre d'Hindous embrassèrent l'islam pour échapper à la mort.

Quelle que soit la validité des chiffres, on peut retenir que les sources musulmanes les évoquent par conviction de la légitimité de tels exploits, et comme objet de vantardise pour les auteurs qui passent par ailleurs pour des poètes, des lettrés, des sages.

Mais un autre aspect explique encore mieux en quoi le Père Troll et ses amis se trompent, et combien lourdement, dans leur volonté de faire un front commun minoritaire entre musulmans et chrétiens, et combien leur propos contredit celui de l'Évangile, "allez et prêchez toutes les nations".

La Nation indienne ne fait pas exception : comment s'adresser à elle si on pactise avec ceux qui se proposent ouvertement de la détruire et de l'assujettir, et qui d'autre part interdisent chez eux toute activité missionnaire ?

Dans l'ensemble du sous-continent indien la persécution des Hindous continue aujourd'hui encore, comme elle avait continué à l'époque anglaise.

En 1825 la vallée du Cachemire comptait 3 millions d'Hindous. Au début du XXe siècle, ils étaient passés à 1 million. Les 250 000 qui demeuraient encore jusqu'à il y a quelques années ont fui la terre de leurs ancêtres, du fait des campagnes terroristes des séparatistes musulmans.

En Afghanistan, les islamistes, lorsqu'ils prirent le pouvoir chassèrent les 50 000 Hindous encore présents dans le pays.

Partout, des minorités hindoues se trouvent oppressées dans les pays musulmans asiatiques, au Bangladesh comme au Pakistan, où les pogroms alternent avec les destructions de temples. Taslima Nasreen l'évoque dans son livre "La Honte".

Mais l'atteinte la plus incroyable porte sur la mémoire collective. On peut la comparer à celle qui prévaut encore en Turquie.

Or, ce que souligne l'historien belge Koenraad Elst, à propos de la négation des atrocités musulmanes en Inde met en lumière le rôle des marxistes indiens dans ce négationnisme. En cela les "stratégies" du Père Troll et de toute la frange gauchisante du catholicisme relèvent d'un registre bien connu.

L'ancien dirigeant du communisme international Manabendra Nath Roy osait ainsi donner le ton quand il affirmait :
"L'islam a rempli en Inde une mission d'égalitarisme et qu'en cela il fut bien accueilli par les castes défavorisées. C'était une question de lutte des classes tout à fait justifiée entre des forces progressives (les musulmans) et les forces féodales (les Hindous de haute caste)."
Jawharlal Nehru déclare :
"L'architecture fascinait Mahmud Ghazni et il était très impressionné par la ville de Mathura, où il y avait des milliers d'édifices à la gloire de dieu. Mahmud n'était pas un homme religieux ; il était musulman, mais c'était secondaire, car avant tout c'était un soldat et un brillant guerrier."
Or, en fait d'architecture Ghazni a surtout rasé des milliers de temples, en particulier ceux de la ville de Mathura, considérée par les Hindous comme le lieu de naissance de Krishna.

Depuis le congrès de Bakou, à la suite de Manabendra Nath Roy, toute une génération d'Indiens se sont mis à la remorque de l'Union Soviétique.

Et Nehru au pouvoir avec le parti du Congrès suivra largement la politique soviétique.

Alain Daniélou écrit :
"Le Congrès attaquait partout les Hindous en cherchant à les ridiculiser, en exagérant énormément les histoires d'intouchabilité, de culte des vaches, etc."
Au sein de la prestigieuse Jawaharlal Nehru University de New Delhi on a ainsi construit le mythe des méchants brahmanes et des bons intouchables, et surtout des excellents et délicieux Moghols. De l'oppression nationale on a prétendu faire un conflit de classes. Les musulmans auraient ainsi "libéré les castes défavorisées en leur donnant accès à l'islam".

La redoutable Romila Thapar va plus loin. Dans son Histoire de l'Inde, éditée en Penguin pour tous les baba cools du monde, elle écrit :
"La supposée intolérance d'Aurangzeb n'est rien d'autre qu'une légende hostile basée sur quelques actes épars, comme l'érection d'une mosquée sur un temple à Bénarès."


Le nombre de ces destructions se compte en milliers.

Les chroniques officielles de sa cour le revendiquent ainsi
"Aurangzeb ordonna à tous les gouverneurs de province de détruire tous les temples et toutes les écoles des païens et de mettre radicalement fin à tous les enseignements et les pratiques païennes.

Hasan Ali Khan, gouverneur de Jodhpur (au Rajasthan), fit savoir à Aurangzeb que 172 temples furent détruits dans son district… Sa Majesté se rendit le lendemain à Chittor et 63 temples furent rasés… Abu Darab sommé de détruire les temples à idoles d'Amber, informa l'empereur qu'il avait déjà rasé 66 d'entre eux dans son district…

Ahmed Khan fit savoir à Sa Majesté que 2 000 Hindous furent exécutés parce qu'ils continuaient leurs abominations religieuses."
On décapita le maître sikh Tegh Bahadur parce qu'il protestait contre les conversions forcées d'Aurangzeb.

Le propre frère de l'empereur, Dara Shikoh, fut exécuté pour s'être intéressé à la religion hindoue.

À Aligarh, importante université réservée en majorité aux musulmans avec l'assentiment des Anglais furent conçus plusieurs mouvements islamiques militants et à partir des années 1930 l'idée d'un état séparé pour les musulmans qui deviendra le Pakistan.

Mais aussi sous l'influence de tel Mohamed Habib, à partir de 1920 les historiens musulmans, entreprirent de travestir l'Histoire de l'Inde en imposant un certain nombre de clichés

1) Les chroniques et biographies vantant les massacres d'Hindous, la mise en esclavage des femmes et des enfants, et la destruction de leurs temples, "étaient le plus souvent des exagérations de poètes de cour".
<2) Les atrocités indiscutables devaient être imputées aux seuls Turcs, "sauvages venus des steppes".
3) La cause de la destruction des temples hindous résultait de ce qu'ils "regorgeaient d'or et d'argent et que tout naturellement les armées musulmanes les ont pillés".
4) Les conversions d'Hindous à l'islam s'expliquent par le fait que "la population, d'elle-même, décida de choisir la charia contre la smriti hindoue car ils étaient tous opprimés par les brahmanes…"

Tout autre est la réalité, comme le souligne François Gautier dans son livre "Un autre regard sur l'Inde":
"Les envahisseurs musulmans ont minutieusement documenté le massacre des Hindous, car ils étaient constamment persuadés qu'ils faisaient leur devoir.

Mahmud Ghazni (997-1030) par exemple, n'était pas un barbare des steppes, bien qu'il fût Turc ; c'était un patron des arts et de la littérature, qui récitait des vers du Coran tous les soirs après avoir tué sa quote-part d'infidèles et rasé les temples des païens.

Firuz Shah Tughlak (1351-1388) mentionné plus haut, était également connu pour sa grande piété : 'Le jour du grand festival hindou, je me suis rendu là-bas moi-même et j'ai ordonné l'exécution non seulement des prêtres, mais aussi de tous les pratiquants de cette abomination… J'ai détruit leurs temples et construit des mosquées à leur place.'

Babur par exemple, ce monstre qui tua des centaines de milliers d'Hindous et rasa des milliers de temples, devient un doux héros aux mains de l'auteur

Babur avoue franchement dans ses mémoires ne pas aimer l'Inde… Il préfère s'isoler dans les jardins qu'il y construit, avec leur dessin géométrique et leurs canaux en croix, qui évoquent les fleuves du paradis.
Sri Aurobindo écrivait en 1909 :
"Toute action qui pourrait soulever une objection chez un certain nombre de musulmans est maintenant passible d'interdiction... sous prétexte qu'elle risque de perturber l'ordre public, et on commence à se demander si l'on n'en viendra pas un jour à interdire le culte dans les temples hindous en invoquant ce motif si valable.
"La cruelle histoire de l'invasion musulmane de l'Inde, qui fut suivie d'un énorme génocide et de la prise en esclavage de millions d'Hindous n'est pas très connue dans le monde, particulièrement en Occident, où l'histoire de l'Inde n'est pas jugée très importante. Certains préféreraient qu'elle n'existât pas du tout ou que l'échelle des atrocités fût insignifiante, ou même que les intentions des musulmans ne fussent pas de convertir, mais uniquement de conquête militaire. D'autres arguent que cet épisode appartenant au passé, nous devrions l'oublier afin de préserver l'harmonie laïcisante de l'Inde."
L'écrivain indien Suhas Majumdar dans son livre : Djihad, la doctrine islamique de la guerre permanente écrit aussi :
"Ce qu'il faut comprendre c'est qu'aujourd'hui encore le commun des musulmans prend toujours littéralement le message du Coran, bien qu'il ait été composé il y a 1 400 ans selon les termes et les coutumes de son époque et n'a pas été adapté aux exigences du monde moderne."
Au Pakistan par exemple, dit encore François Gautier,
"Les madrasis (écoles islamiques) sponsorisées par l'Arabie Saoudite ont engendré le mouvement Taliban qui revendique l'application de la charia sous sa forme la plus stricte : interdiction de travail aux femmes, amputations, décapitations et surtout djihad contre l'Infidèle."
La grande tuerie de Calcutta en 1946, qui précéda la partition, fit suite à la déclaration publique de Mohammed Usman, le maire de Calcutta :
"C'est durant ce mois sacré du Ramadan que la guerre ouverte entre les musulmans et les kafirs (infidèles) prit son essor. C'est durant ce mois que nous pénétrâmes victorieux à la Mecque et avons annihilé l'idolâtrie. Par la volonté d'Allah, la Ligue musulmane (indienne) a choisi ce même mois pour commencer la djihad qui doit mener à la création du Pakistan."
"Partez légèrement armé, dit le Coran sourate 9, préparez des embuscades et tentez avec votre vie de préserver le chemin d'Allah."

Parmi ces armes légères figurent la lourde déformation de l'Histoire et au nombre de ces embuscades on comptera la désinformation propagée par de complaisants occidentaux.
JG Malliarakis


Notes
1. Au sujet d'Alain Daniélou qu'on me permette ici une petite parenthèse : dans le passé j'avais réalisé sur une certaine antenne, aujourd'hui captive et dénaturée, avec lui, sur l'Inde puis sur son passionnant Shiva et Dionysos, avec Jean-Claude Carrière sur son magnifique Mahabharata, et en une autre occasion avec l'ambassadeur de l'Inde des émissions dont les gestionnaires détiennent par voie de fait les bandes d'enregistrements. Je fais donc appel à quiconque posséderait un exemplaire de telles archives sonores largement commercialisées en leur temps de bien vouloir me les communiquer de manière à les rendre téléchargeables gracieusement sur Lumière 101 car je ne compte gère sur la justice de la république pour reconnaître mon droit avant dix ou quinze ans, c'est-à-dire avant que les cassettes soient définitivement inutilisables. Je compte sur la force de l'amitié.

Et pourquoi pas une petite ligne de publicité de bon goût… pour les Éditions du Trident