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Alija Izetbegovic : le Manifeste islamique


Alija Izetbegovic (1925-2003)

Le manifeste islamique,
Al-Bouraq, Paris-Beyrouth, 1999


L'ex-président de la Bosnie - Herzégovique écrivit en 1970 un manifeste (réédité en 1999), qui prône l'instauration de l'ordre islamique, la charia, en Europe, dès que les forces de l'islam le permettront.





Extraits

"Il est impossible qu’un vrai musulman donne sa vie pour la cause d’un empereur ou d’un gouvernant, quelle que soit la notabilité de celui-ci, ni pour la gloire d’une nation, d’un parti, ou de ce qui leur ressemble [...]. Le musulman défie la mort pour l’amour d’Allah ou pour la gloire de l’Islam, sinon il quitte le champ de la bataille."

"La définition exhaustive de l’ordre islamique est : l’unité de la Religion et de la loi, de l’éducation et de la force, des idéaux et des intérêts, de la société spirituelle et de l’Etat, le tout avec l’harmonisation de la spontanéité et de l’obligation."

"De façon générale, le musulman n’existe point en tant qu’individu indépendant."

"Il n’est en effet pas possible qu’une paix ou qu’une coexistence ait lieu entre la Religion islamique et les institutions sociales et politiques non islamiques."

"Il n’y a pas de principe de laïcité".

"L’Islam comporte l’idée de "nation", dans le sens de tendance et d’aspiration à unir tous les Musulmans dans une seule communauté religieuse, culturelle et politique."

"[...] l’application de la loi du talion aux meurtriers avec préméditation et injustement. Le talion incarne un intérêt public qui est la protection des vies."

"La suppression de toutes les sources de corruption des moeurs de gens [...]est l’un des aspects les plus important de l’ordre islamique. [...] Voici certaines choses que l’Islam a proscrites et dont, par ses dispositions, l’ordre islamique allait rendre impossible la survenue : - toutes sortes de boissons enivrantes ; - la prostitution publique ou secrète ; - le libertinage dans la littérature et l’art à travers les mots, les photos, les films ou la télévision ; -les clubs de jeu de hasard, les boites de nuit, les clubs de danse, et toute forme de divertissement et de plaisir qui ne s’accordent pas avec les principes moraux de l’Islam."

" [la femme ne doit pas subir de mauvais traitement]. Ces points de vue ne sont pas empruntés à la théorie d’égalité des deux sexes à l’occidentale, car celle-ci exprime la tendance à ce que soient imposés à la société les normes, les caprices et la domination d’une certaine catégorie immorale du sexe féminin."

"Au lieu de l’égalité abstraite, l’Islam assure à la femme l’amour, la vie conjugale, les enfants, et tout ce que cela signifie pour elle."

"[...] assurer à la femme et à ses enfants en cas de divorce ou de polygamie la protection efficace."

"En réalité, le Qur’ân ne nous ordonne pas d’aimer nos ennemis, mais il nous ordonne dans des termes formels d’être équitables et de pardonner.(...) Il faut donc que l’emploi de la force s’adapte à ce principe."

"Le mouvement islamique peut, ou plutôt doit commencer par la prise du pouvoir dès lors qu’il possède une grande part de puissance morale et numérique qui lui permet, non seulement de renverser le pouvoir non islamique, mais encore d’établir le nouveau pouvoir islamique."

"Il est donc évident qu’il y a deux réalismes : notre réalisme à nous et le réalisme des impuissants soumis par nous

"Il ne peut y avoir de paix ou de coexistence entre la foi islamique et les sociétés et les institutions politiques non-islamiques. ..L’Islam exclut clairement le droit et la possibilité d’activité sur son propre terrain de quelque idéologie étrangère à l’Islam que ce soit... et l’Etat doit être une expression de la religion."

« L’islam ne peut en aucun cas coexister avec d’autres religions dans le même Etat, sauf comme un expédient à court terme. Sur le long terme, par contre, après être devenue plus fort, dans un pays quel qu’il soit, les Musulmans ont le devoir de s’emparer du pouvoir et de créer un Etat authentiquement islamique ».

Johan Bourlard : le Jihad


Johan Bourlard, historien, islamologue répond aux questions de Jean-Luc de Carbuccia sur Lumière 101. Ils évoquent les textes fondateurs du jihad, le modèle de Mahomet la stratégie et la tactique du jihad.



Ecouter l'émission consacrée au livre, Johan Bourlard interviewé par Jean-Luc Carbuccia
http://lumiere101.com/2008/04/18/le-jihad/

Ali Merad : le Califat et l'islamisme



L'on entend souvent critiquer "l'amalgame islam-islamisme".


Le mot "islamisme" a longtemps été simplement un synonyme d'islam, une construction similaire aux autres noms de religions : "christianisme", "hindouisme" etc ...


Puis certains, en Egypte, puis ailleurs, ont affirmé que l"'islamisme" serait une doctrine distincte et une déviance "intégriste" ou "politique" de l'"islam".


Le nominalisme spontané de l'esprit humain tend à lui faire croire que si un mot existe, alors il existe une réalité correspondante dans le monde réel.


En l'occurence, l'injonction qui nous est souvent faite de distinguer islamisme et islam, fait présumer acquise l'existence de deux corps de doctrines, de deux idéologies ou théologies bien identifiables et distinguables, dont l'une serait l'islam et l'autre l'islamisme.

Alors que ceux qui emploient cette distinction ne nous apportent nullement les bibliographies censées correspondre à ces "deux" théories.


Le professeur Ali Mérad remet simplement les choses en place, apparemment sans le vouloir précisément.


Dans son ouvrage " Le califat, une autorité pour l'islam ?" il parle de "l'essence de l'islamisme" en précisant en note " le terme islamisme s'entend ici au sens de "religion de Mahomet" - Dictionnaire de la langue française d'Emile Littré".


Ali Mérad parle dans cet ouvrage de "l'intérêt grandissant porté au projet califal", qui témoigne selon lui "de la nouvelle prise de conscience qui se manifeste à travers les pays d'islalma, en même temps que de "l'omniprésence de l'unité islamique dans les discours politico-religieux" de ces pays, et de la "thématique du réveil et de la résurgence islamique (sahwa), comme d'un "leitmotiv révélateur d'une puissante vague de fond identitaire".


Ali Mérad est professeur émérite à l'université de Paris III- Sorbonne nouvelle et auteur de nombreux ouvrages sur l'islam.




Présentation de l'éditeur :

"Les discours islamiques contemporains exaltent l'éthique de l'unité, à la fois comme valeur inhérente au message coranique et comme nécessité pour la renaissance du monde musulman. Dans ce dessein, les uns militent pour le retour au modèle original du califat, lorsque ce concept était synonyme de grandeur et de rayonnement dans les domaines de la culture et de la civilisation. Pour d'autres, le réalisme politique inciterait à privilégier un califat à vocation purement spirituelle, à l'instar de la papauté catholique romaine. A l'opposé, les thèses modernistes visent à refonder l'unité islamique sur un modèle compatible avec le primat des Etats-Nations, notamment sous la forme d'une SDN du monde musulman. Une telle autorité morale pourrait jouer un rôle important de régulation, tant pour l'interprétation des textes fondateurs de l'islam que pour incarner la légitimité islamique, aussi bien au regard des peuples musulmans qu'au niveau de la communauté internationale. "



Tidiane N’Diaye

L'historien Tidiane Diane parle de son dernier livre " Le génocide voilé".

Il y expose la traite négrière pratiquée par les "arabo-musulmans" et son aspect génocidaire ... non sans rappeler au passage la traite européenne des slaves, enlevés pour être vendu en orient, ni la traite africaine ...

Ou : comment ne rien oublier, et ne rien racialiser.