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Le jihad vu par un araméen chrétien

nb : Voir aussi le texte d'Averroes, juriste musulman, dans un article ci dessous.


Qu’est-ce que le djihad ? À la question : « Qu’est-ce que le djihad ? », je peux répondre sans la moindre hésitation qu’il s’agit de la guerre sainte pour l’islam. Le djihad, qui est avant tout un devoir religieux rattaché aux premiers fondements de l’islam et dirigé contre les non-musulmans, doit être poursuivi jusqu’à la fin des temps. Selon l’Encyclopédie de l’Islam (1ère édition, 1913, tome 1, p.1072) : « Le Djihad est la propagation de l’islam par les armes. C’est un devoir religieux pour tous les Musulmans d’une façon générale, qu’importe le lieu ou le pays où ils se trouvent. » À l’appui de cette définition, citons un ancien professeur musulman d’histoire de l’islam à l’Université islamique d’Al-Azhar (Le Caire, Égypte), qui est devenu chrétien, s’est réfugié aux États-Unis et a pris le nom de Mark Gabriel : « Il n’y a qu’une seule manière de s’assurer l’entrée au paradis, et c’est la grande motivation des kamikazes et combattants du djihad. Selon l’islam, le seul moyen d’être sûr d’entrer au paradis est de mourir en combattant les ennemis de l’islam. La guerre sainte consiste tout simplement à combattre les ennemis d’Allah jusqu’à ce qu’ils meurent ou jusqu’à ce que l’on meure soi-même dans ce combat. En fait, le mot djihad signifie “lutte”. Le djihad a été défini en termes légaux par le fiqh [droit] islamique comme suit : Le djihad, c’est combattre tous ceux qui empêchent l’expansion de l’islam, ou combattre celui qui refuse d’adhérer à l’islam (basé sur la sourate 8, v.39 [ : « Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de sédition, et que le culte soit rendu à Dieu [Allah] en sa totalité. »]). Selon cette doctrine, si vous mourez dans la guerre sainte, vous n’avez même pas à passer par la tombe pour attendre le jugement ; vous entrez directement au paradis. […] Voilà pourquoi on voit certains musulmans quitter leur patrie pour aller combattre dans d’autres pays. Leur motivation est religieuse, ce qui est bien plus dangereux qu’une motivation politique. » Mark A. GABRIEL, Islam et terrorisme, Éditions Ourania, 2006, p.46-47. En effet, ce sont les textes fondateurs de la religion musulmane (le Coran et les paroles de Mahomet) qui ordonnent aux musulmans de faire la guerre aux non-musulmans. Voyons d’abord quelques-uns des ordres donnés par le Coran : « Le combat vous est prescrit [à vous, musulmans]. » Le Coran, sourate 2, v.216 (trad. de D. MASSON). « Ô Prophète [Mahomet] ! encourage les croyants [musulmans] au combat ! » Le Coran, sourate 8, v.65 (trad. de D. MASSON). « Légers ou lourds, élancez-vous au combat. Luttez avec vos biens et vos personnes, dans le chemin de Dieu [Allah]. » Le Coran, sourate 9, v.41 (trad. de D. MASSON). Selon le Coran, les musulmans doivent réellement combattre contre tous ceux qui refusent de devenir musulmans : « Dieu [Allah] a rempli sa promesse envers vous [musulmans] quand, avec sa permission, vous anéantissez vos ennemis. » Le Coran, sourate 3, v.152 (trad. de D. MASSON). « Ô vous qui croyez [musulmans] ! Combattez ceux des incrédules qui sont près de vous. Qu’ils vous trouvent durs. » Le Coran, sourate 9, v.123 (trad. D. MASSON). « Une fois passés les mois sacrés, tuez les incroyants où que vous les trouviez. Prenez-les, assiégez-les, dressez-leur des embuscades. » Le Coran, sourate 9, v.5 (trad. de Jean GROSJEAN). « Lorsque vous rencontrez des infidèles, eh bien ! tuez-les au point d’en faire un grand carnage, et serrez fort les entraves des captifs. » Le Coran, sourate 47, v.4 (trad. de KASIMIRSKI). Le Coran déclare d’ailleurs qu’Allah préfère les musulmans qui combattent et qu’Allah donnera à ces combattants la meilleure récompense : « Dieu [Allah] a acheté aux croyants [musulmans] leurs personnes et leurs biens pour leur donner le Paradis en échange. Ils combattent dans le chemin de Dieu [Allah] : ils tuent et ils sont tués. » Le Coran, sourate 9, v.111 (trad. de D. MASSON). « Nous accorderons une récompense sans limite à celui qui combat dans le chemin de Dieu [Allah], qu’il soit tué ou qu’il soit victorieux. » Le Coran, sourate 4, v.74 (trad. de D. MASSON). « Dieu [Allah] préfère ceux qui combattent avec leurs biens et leurs personnes à ceux qui s’abstiennent de combattre. Dieu [Allah] a promis à tous d’excellentes choses ; mais Dieu [Allah] préfère les combattants aux non-combattants, et il leur réserve une récompense sans limites. » Le Coran, sourate 4, v.95 (trad. de D. MASSON). « Ceux qui croient et émigrent et luttent de biens et de corps dans le sentier de Dieu [Allah] sont aux plus hauts rangs près de Dieu [Allah]. » Le Coran, sourate 9, v.20 (trad. de M. HAMIDULLAH). Comme pour confirmer le Coran, le prophète de l’islam Mahomet encourage lui aussi les musulmans à combattre en disant : « Sachez que le paradis est sous l’ombre de l’épée ». EL-BOKHARI,Les Traditions islamiques, titre 56, chap.22, tome 2, p.292. « J’ai reçu l’ordre de combattre les gens tant qu’ils ne diraient pas qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah. » EL-BOKHARI, titre 96, chap.28, tome 4, p.577. « J’aimerais être tué dans la guerre sainte, puis être rappelé à la vie et tué encore, puis encore rappelé à la vie et encore tué. » EL-BOKHARI, titre 56, chap.7, tome 2, p.284-285. « Les bonnes œuvres ne sont, auprès de la guerre sainte, que comme un crachat dans une mer immense. » Rapporté par le théologien musulman GHAZALI (mort en 1111) et cité par J.-P. CHARNAY, Principes de stratégie arabe, Paris, L’Herne, 1984, p.56. « Il n’y a pas de monachisme (rahbâniyya) dans l’Islam. Le monachisme de cette communauté [musulmane] est la guerre sainte. » Cité par le grand islamologue hongrois, Ignaz GOLDZIHER (mort en 1921), Le dogme et la loi dans l’Islam, Paris, Geuthner/L’éclat, 2005 (2ème édition), p.117. Dans son célèbre Traité de Droit public, l’éminent juriste et théologien musulman Ibn Taymiya (1263-1328), rapporte, à ce sujet, deux paroles significatives de Mahomet : « Le Prophète (Mahomet) a dit aussi : Il y a au paradis cent degrés ; d’un degré à l’autre il y a la distance du ciel à la terre. Dieu les destine à ceux qui combattent pour sa cause. Le Prophète (Mahomet) a dit : Le meilleur de toutes choses, c’est l’islam ; le fondement de l’islam, c’est la prière ; le sommet de l’islam, le combat pour la cause de Dieu. » IBN TAYMIYA, cité par Edgard WEBER, L’islam sunnite traditionnel, Éditions Brepols (collection : Fils d’Abraham), 1993, p.60. C’est ainsi que les musulmans ont très rapidement divisé l’humanité en deux camps ennemis : d’un côté, les musulmans eux-mêmes et, de l’autre, les infidèles qui, malgré leurs différences de races et de religions, ne forment, en dehors de l’Islam, qu’un seul peuple de damnés. « Le jihâd [guerre sainte des musulmans] divise les peuples de la terre en deux groupes irréconciliables : 1) les Musulmans (habitants du dar al-islam, pays soumis à la loi islamique) ; 2) les Infidèles (habitants du dar al-harb, pays de la guerre) destinés à passer sous la juridiction islamique, soit par la conversion de leurs habitants, soit par la conquête armée. Le jihâd est l’état de guerre permanente ou d’hostilité du Musulman contre le dar al-harb, jusqu’à la soumission définitive des infidèles [non-musulmans] et la suprématie absolue de l’Islam sur le monde. » BAT YE’OR, Juifs et Chrétiens sous l’Islam, Paris, 1994, p.25. Actuellement, les islamistes, qui sont de plus en plus nombreux en Europe et dans le monde, continuent à croire fermement en une série de cinq prophéties que Mahomet aurait annoncées au sujet de la fin du monde. Voici ce que dit la quatrième de ces prophéties : « Allah va livrer ses ennemis à l’islam dans un dernier combat. Les Juifs et leurs alliés impies seront exterminés de la surface de la terre. On mettra sept mois à enterrer leurs cadavres. Allah remportera cette grande victoire par toutes sortes de fléaux : la guerre, la peste, la grêle, etc. La Palestine redeviendra la terre bénie de l’islam. Le monde deviendra un seul califat, soumis à la sainte loi d’Allah. Ceux qui refuseront de se convertir [à l’islam] disparaîtront. » Cité par Jean EZECHIEL, Les prophéties de l’islam, Éditions Alphée, France, 2006, p.141. Le djihad, guerre sainte au nom de l’islam, fait donc partie intégrante de la religion musulmane. Nous pouvons donc conclure par cette pensée : « Un Islam où la doctrine du jihâd n’existerait pas ne serait plus l’islam de Mahomet et du Coran. » F.M. PAREJA, Islamologie, Beyrouth, 1964, p.666.
Père Samuel
UBU

source libertyvox pere samuel p66

Islam et chrétiens d'Orient

L'auteur de ce texte, est lui-même un araméen né au Kurdistan.


Benoît XVI en Turquie, berceau de la chrétienté

Du mardi 28 novembre au vendredi 1er décembre 2006, le pape Benoît XVI a effectué une visite officielle en Turquie, un pays que les journalistes ont présenté comme une terre d’islam. Or jusqu’au XIe siècle, la Turquie qu’on appelait Asie Mineure, était un pays en majorité grec et entièrement chrétien ; il n’y avait alors pas un seul turc musulman. Saint Paul et saint Nicolas La Turquie a même été le premier pays christianisé de l’histoire. C’est là qu’ont eu lieu les huit premiers conciles œcuméniques de l’Église catholique. C’est également le pays de l’apôtre saint Paul, né à Tarse, et de saint Nicolas, le célèbre patron des écoliers, qui vécut à Myre, dans le sud du pays et qui participa au premier concile œcuménique, à Nicée (325), où on fixa le Credo catholique, chanté aujourd’hui encore par les chrétiens. L’Asie mineure, aujourd’hui la Turquie, est donc le berceau du christianisme, où se situent de nombreux lieux hautement symboliques pour les chrétiens : Antioche Antioche (aujourd’hui Antakya), ville dans laquelle, il y a près de deux mille ans d’après le Nouveau Testament (Actes des Apôtres, XI, 26), les premiers disciples du Christ ont reçu le nom de chrétiens. C’est aussi à Antioche, d’après la célèbre Histoire ecclésiastique d’Eusèbe de Césarée (mort en 339), que saint Pierre, chef des Apôtres et premier pape, a fondé, avant de venir à Rome, la première Église de l’histoire. Antioche est ensuite devenue le siège du plus grand patriarcat de la chrétienté, après Rome et Alexandrie (Égypte). Cappadoce Dans le centre du pays, la région de Cappadoce a été l’un des plus importants foyers de rayonnement du christianisme. Trois des quatres grands docteurs de l’Église grecque sont originaires de cette région : saint Basile de Césarée, saint Grégoire de Nazianze et saint Grégoire de Nysse (IVe siècle), connus sous le nom de Pères cappadociens. La Cappadoce comptait des centaines d’églises et de monastères qui ont été pillés et saccagés par les envahisseurs musulmans. Aujourd’hui, il n’en reste plus que des ruines qui ne seront jamais restaurées puisqu’il est interdit de rénover ou de bâtir des églises en Turquie. Arméniens et Syriaques Ce qu’on appelle aujourd’hui la Turquie orientale était également une région chrétienne, peuplée d’Arméniens et de Syriaques, qui ont été persécutés pendant des siècles par les musulmans arabes, turcs et kurdes et qui ont subi un véritable génocide en 1915 (environ 2 millions de morts dont 1,5 million d’Arméniens et 500 000 Syriaques jacobites, nestoriens et chaldéens). Aujourd’hui, les chrétiens arméniens ont complètement disparu de Turquie orientale où ne subsistent que quelques Syriaques méprisés par les musulmans devenus majoritaires. Parmi les hauts lieux du christianisme en Turquie, Benoît XVI s’est rendu dans plusieurs villes qui, avant l’invasion du pays par les musulmans, étaient également grecques et chrétiennes : Ankara Le Pape s’est d’abord rendu à Ankara, la capitale de la Turquie. À sa descente d’avion, il a été accueillli assez froidement par le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, puis par le Diyanet Bashkani, chef du culte musulman, l’orgueilleux Ali Bardakoglu (nom qui, en turc, signifie bizarrement « fils du verre »), un véritable calife devant qui le Pape était comme un malheureux dhimmi (chrétien toléré mais pas libre en pays conquis par l’Islam). Anciennement Ancyre, Ankara était la capitale de la Galatie, région dont les premiers chrétiens avaient été convertis par l’apôtre saint Paul. Parmi les quatorze lettres (épîtres) de saint Paul mentionnées dans le Nouveau Testament, une est adressée aux Galates. Saint Paul y déclare notamment : « Plus de juif ni de grec, plus d’esclave ni d’homme libre, plus d’homme ni de femme : vous tous, en effet, vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus. » Épître de saint Paul aux Galates, 3, 28. Aujourd’hui, cette région, où saint Paul prêchait l’égalité entre les hommes, ne compte pratiquement plus aucun chrétien. Éphèse et Izmir Le Pape s’est ensuite rendu à Éphèse, située dans l’ouest du pays. C’est la ville où la sainte Vierge Marie, mère du Christ, a terminé sa vie, sous la protection de l’apôtre saint Jean. La maison de la Vierge, que l’on peut encore visiter aujourd’hui, est devenue une chapelle dans laquelle le pape Benoît XVI a célébré une messe, comme l’avait déjà fait avant lui le pape Jean-Paul II (1979). La première communauté chrétienne d’Éphèse, où s’est tenu le troisième concile œcuménique de l’Église (431), a été fondée, comme en Galatie, par l’apôtre saint Paul qui, alors qu’il était prisonnier à Rome (en 63), a adressé une de ses lettres aux fidèles de la ville : « Je vous exhorte, donc, moi le prisonnier dans le Seigneur, à mener une vie digne de l’appel dont vous avez été appelés, en toute humilité et douceur, avec patience, vous supportant les uns les autres par amour, vous efforçant de garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix. » Épître de saint Paul aux Ephésiens, 4, 1-3. À quelques kilomètres d’Éphèse se trouve Izmir, ville autrefois appelée Smyrne, d’où saint Irénée est parti pour aller évangéliser la Gaule (France actuelle) et plus particulièrement la ville de Lyon où il est mort en 202. Comme la Galatie et la Cappadoce, Izmir et Éphèse ne comptent presque plus de chrétiens. Istanbul – Constantinople Le Pape s’est finalement rendu à Istanbul, la plus grande ville de Turquie, autrefois appelée Constantinople, du nom de son fondateur, l’empereur romain Constantin le Grand, converti au christianisme au IVe siècle. Constantinople était alors devenue le siège du plus grand patriarcat de la chrétienté après Rome, et avait accueilli quatre conciles œcuméniques (381, 553, 680 et 869-870). C’est donc à Istanbul que Benoît XVI a rencontré le patriarche grec orthodoxe de Constantinople, Bartholomée Ier, dans le but de faire l’unité entre les chrétiens des Églises catholique et orthodoxe. Mais, même si le Pape et le Patriarche se rencontrent, je ne crois pas que l’unité sera rétablie car la séparation existe depuis l’année 1054, c’est-à-dire depuis bientôt mille ans ! C’est à cette date, en effet, que le pape saint Léon IX avait excommunié le patriarche Michel Cérulaire : les deux légats (ambassadeurs) du pape, après avoir échoué dans leurs négociations avec le patriarche, avaient déposé la sentence d’excommunication sur l’autel principal de cette fameuse basilique Sainte-Sophie de Constantinople que le pape Benoît XVI a visitée. En fait Sainte-Sophie n’est plus une église depuis 1453, année où Constantinople, qui avait été la capitale de l’Empire byzantin (grec orthodoxe) pendant plus de mille ans, est tombée aux mains du sultan ottoman (turc musulman) Mehmet II Fatih (« le Conquérant »). Après avoir décapité le dernier empereur byzantin Constantin XI et montré sa tête aux Grecs terrorisés, Mehmet II a immédiatement transformé la basilique Sainte-Sophie en mosquée : Conquête de Constantinople Dans son livre La Force de la Raison, Oriana Fallaci décrit la chute de la ville, devenue Istanbul, en citant le chroniqueur et historien byzantin, Georges Phrantzes (1401-1478), loué pour son impartialité (P. LAROUSSE, Dictionnaire du XIXe siècle, t.XII, p.895). Auteur d’une chronique de Constantinople, Phrantzes a été le témoin oculaire de la prise de la ville par les musulmans : « Les habitants [grecs chrétiens] qui, à la tombée du soir, pendant que Mehmet II fait tirer au canon sur les murs de [Constantinople], se réfugient dans la cathédrale de Sainte-Sophie et se mettent à chanter les psaumes, à invoquer la miséricorde divine. Le patriarche [orthodoxe] qui, à la lumière des cierges, célèbre la dernière messe, et pour redonner courage aux plus terrifiés, crie : “N’ayez pas peur ! Demain, vous serez au Royaume Céleste, et vos noms survivront jusqu’à la nuit des temps !” Les enfants [chrétiens] qui pleurent, les mamans qui sanglotent : “Tais-toi, mon enfant, tais-toi ! Nous mourons pour notre foi en Jésus Christ ! Nous mourons pour notre empereur Constantin XI [dernier empereur chrétien byzantin décapité en 1453 par les envahisseurs musulmans], pour notre patrie !” Les troupes ottomanes [musulmanes] qui, battant les tambours, entrent par les brèches des murs croulants, renversent les défenseurs génois et vénitiens et espagnols, les massacrent tous à coups de cimeterre [sabre oriental à lame large et recourbée], puis font irruption dans la cathédrale et décapitent même les nouveau-nés. Avec leurs petites têtes, ils éteignent les cierges… Le carnage dura de l’aube à l’après-midi. Il cessa seulement au moment où le Grand Vizir [premier ministre du sultan musulman ottoman] monta sur la chaire de [la basilique orthodoxe] Sainte-Sophie et dit aux massacreurs [musulmans] : “Reposez-vous. Maintenant, ce temple appartient à Allah” [Sainte-Sophie est alors devenue une mosquée]. Pendant ce temps, la ville [de Constantinople] brûlait. La soldatesque [musulmane] crucifiait et empalait [les chrétiens]. Les janissaires violentaient et égorgeaient les religieuses (quatre mille en quelques heures), ou enchaînaient les survivants pour les vendre au marché [aux esclaves] d’Ankara [actuelle capitale de la Turquie]. » O. FALLACI, La Force de la Raison, Éditions du Rocher, 2004, p.40-41. En se rendant en Turquie, Benoît XVI n’a donc pas visité un pays musulman mais il a fait un pèlerinage aux sources du christianisme dans une des premières régions christianisées au monde qui, comme tous les pays chrétiens du Proche-Orient (Irak, Syrie, Jérusalem, Jordanie, Égypte) et d’Afrique du Nord (Algérie, Tunisie, Maroc), a été envahie par les musulmans et islamisée par la force. Par conséquent, même si Benoît XVI est allé se recueillir dans la Mosquée bleue d’Istanbul, je ne crois pas en l’amitié entre chrétiens et musulmans qui est d’ailleurs strictement interdite par le Coran, livre sacré des musulmans : « O croyants [musulmans] ! ne prenez point pour amis (maîtres, patrons, bienfaiteurs, protecteurs, associés, camarades), les juifs et les chrétiens ; ils sont amis les uns des autres. Celui qui les prendra pour amis finira par leur ressembler, et Dieu [Allah] ne sera point le guide des pervers. » Le Coran, sourate 5, v.56/51 (trad. de KASIMIRSKI). Conformément à ce verset du Coran, les juifs et les chrétiens ne sont que des pervers pour les musulmans. Une amitié véritable est donc impossible.

Père Samuel
UBU

Islam et liberté religieuse

I

« Pas de contrainte en religion » Les musulmans, par ruse, et les intellectuels occidentaux pro-musulmans, par naïveté et par ignorance, citent fréquemment un verset coranique qui montre combien l’islam est soi-disant tolérant et que le philosophe et psychanalyste français Daniel Sibony présente en ces termes : « Venons-en à ce [verset] (sourate 2, v.256) : “Pas de contrainte en religion”. Le propos sonne bizarrement vu que le monde islamique s’est formé par la conquête et par la force. » Daniel SIBONY, Le choc des religions, p.69. En effet, le verset qui déclare : « Pas de contrainte en religion », ne signifie pas que le Coran favorise la liberté religieuse. Quand le Coran parle de religion, c’est de l’islam qu’il s’agit et uniquement de l’islam. Rappelons-nous cet autre verset coranique : « La religion aux yeux d’Allah est l’Islam. » Le Coran, sourate 3, v.17/19 (trad. de R. BLACHERE). Apostasie punie de mort Le verset « Pas de contrainte en religion » signifie donc qu’on ne peut pas empêcher quelqu’un de se convertir à l’islam ni contraindre un musulman à quitter l’islam. Quitter l’islam pour se convertir à une autre religion est de toute façon strictement interdit, sous peine de mort, conformément à cette parole de Mahomet qui a dit : « Quiconque change pour une autre la vraie religion [l’islam selon Mahomet], qu’on le tue ! » EL-BOKHARI, Les Traditions islamiques, titre 56, chap.149, t.2, p.352. L’apostasie est également punie de mort par le Coran : « S’ils apostasient, appréhendez-les et tuez-les partout où que vous les trouviez. Ne choisissez parmi eux ni ami ni auxiliaire. » Le Coran, sourate 4, v.89 (trad. de S.H. BOUBAKEUR, père et prédécesseur de Dalil Boubakeur, recteur de la mosquée de Paris). Pour expliquer plus amplement le verset « Pas de contrainte en religion », nous allons citer le commentaire donné par Joseph BOSSHARD dans le livre Enquêtes sur l’islam, publié chez Desclée de Brouwer (2004) en collaboration avec A.-M. DELCAMBRE, docteur d’État en droit et en civilisation islamique et professeur d’arabe littéraire : « Cette citation [Pas de contrainte en religion], tirée du verset 257/256 de la sourate 2 est sans doute devenue aujourd’hui la plus célèbre du Coran, puisque très médiatisée, dans la presse, à la radio, à la télévision [même le pape Benoît XVI a cité ce verset, dans son fameux discours de Ratisbonne, le 12 septembre 2006]. Il importe ici de la prendre en compte et d’en percevoir le sens réel. Lorsqu’elle est citée, cette phrase est toujours sortie de son contexte, pour promouvoir l’idée que l’islam, à l’instar de Vatican II, prônerait la liberté religieuse et lui donnerait même force de loi. Or, une telle perception ne résiste pas à l’examen scrupuleux du texte [coranique]. Si en effet, le sens de ce verset était d’inciter à la liberté religieuse – ne contraignez pas les gens en matière religieuse ! –, alors pourquoi, dans la même sourate 2, juste auparavant (versets 193 et 216), puis plus encore dans les sourates considérées comme postérieures, rencontre-t-on tant d’appels à lancer la guerre contre les païens, les juifs et les chrétiens en vertu de ce qu’ils n’adhèrent pas à l’islam ? Comment comprendre alors cette fameuse formule sur la contrainte en religion, puisque tant de versets coraniques appellent à contrainte en matière religieuse ? » Joseph BOSSHARD, « Le Coran face au commandement “Tu ne tueras point” », dans Enquêtes sur l’islam, p.167. Voici quelques-uns des versets coraniques évoqués par Joseph Bosshard : « Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de sédition [révolte] et que le culte de Dieu [Allah] soit rétabli. » Le Coran, sourate 2, v.193 (trad. de D. MASSON). « On vous a prescrit la guerre [à vous, musulmans] ». Le Coran, sourate 2, v.216 (trad. de Si Hamza BOUBAKEUR). « Tuez ceux qui ne croient pas en Allah ni au Dernier Jour [ça, c’est pour les athées, francs maçons et libres penseurs], et qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son Apôtre [Mahomet] ont interdit [ça, c’est pour tous ceux qui notamment consomment du vin et mangent de la viande de porc], et quiconque ne pratique pas la religion de la vérité [c’est-à-dire l’islam, selon le Coran], parmi ceux qui ont reçu le Livre [ça, ce sont les juifs et les chrétiens] jusqu’à ce qu’ils aient payé le tribut de leurs (propres) mains et qu’ils soient humiliés [en étant frappés et insultés]. » Le Coran, sourate 9, v.29 (trad. d’É. MONTET, ancien recteur de l’université de Genève - Suisse). Reprenons le raisonnement de J. BOSSHARD sur le verset « Pas de contrainte en religion ! » : « Selon [l’islamologue] Dominique Urvoy (Les penseurs libres dans l’Islam classique, Albin Michel, 1996, p.25), cette exclamation n’a jamais signifié un appel à la tolérance : “Le verset lui-même ne fait référence qu’au droit des non-musulmans à embrasser l’islam sans qu’on les en empêche. Et c’est bien comme cela qu’il a toujours été compris, du moins dans l’ordre de la pratique.” La suite du verset – “celui qui est infidèle aux idoles et croit en Dieu [Allah] s’est saisi de l’anse la plus solide et sans fêlure” – montre que c’est d’islam dont il est question […] : c’est à l’islam qu’il ne faut empêcher quiconque de se convertir. » Joseph BOSSHARD, dans Enquêtes sur l’islam, p.167-168. Conversions forcées à l’islam Contrairement à ce qu’on nous fait croire, le Coran incite donc les musulmans à convertir les non-musulmans par la force à l’islam : « Vous les combattrez [les infidèles] ou bien ils se convertiront à l’Islam. » Le Coran, sourate 48, v.16 (trad. de R. BLACHERE). « Ne te soumets donc pas aux incrédules [non-musulmans] ; lutte contre eux avec force au moyen du Coran. » Le Coran, sourate 25, v.52/54 (trad. de D. MASSON). « Combattez-les [les non-musulmans] jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de sédition, et que le culte soit rendu à Dieu [Allah] en sa totalité. » Le Coran, sourate 8, v.40/39 (trad. de D. MASSON). « Ô Prophète [Mahomet] ! excite les croyants [musulmans] au combat Vingt braves d’entre eux terrasseront deux cents infidèles [non-musulmans]. Cent en mettront mille en fuite, parce que les infidèles [non-musulmans] n’ont point de sagesse. » Le Coran, sourate 8, v.66/65 (trad. de KASIMIRSKI). « Ô croyants [musulmans] ! Combattez les infidèles [non-musulmans] qui vous avoisinent ; qu’ils vous trouvent toujours sévères à leur égard. Sachez que Dieu [Allah] est avec ceux qui le craignent. » Le Coran, sourate 9, v.124/123 (trad. de KASIMIRSKI). Application des versets coraniques Ces différents versets ont été appliqués à de nombreuses reprises par les musulmans. Nous ne citerons ici que quelques exemples de conversions forcées à l’islam ordonnées par des califes (successeurs de Mahomet) : • « Le gouverneur de Mésopotamie sous le règne de ‘Abd al-Malik [calife omeyyade, 685-705] envoya à la mort Ma’ad, chef des Banu Taglib [tribu chrétienne], parce qu’il refusait d’abjurer le Christianisme. Al-Walid b. ‘Abd al-Malik [calife omeyyade, 705-715] fit la même tentative sur le successeur de Ma’ad, Sam’ala b. ‘Amir, mais sans résultat. Sam’ala fut alors envoyé au supplice. Le bourreau [musulman] lui coupa un morceau de la jambe, le fit rôtir et le lui donna à manger […]. • Ce fut ‘Umar b. ‘Abd al-Aziz [calife omeyyade, 717-720] qui, le premier, donna une forte impulsion au mouvement de conversion en instituant les signes distinctifs [et discriminatoires sur les non-musulmans], en congédiant les fonctionnaires dhimmis [juifs et chrétiens des pays conquis par l’Islam, tolérés mais pas libres] et en accordant des exemptions fiscales à ceux qui embrassaient la foi du Prophète [Mahomet]. • Selon [le savant chrétien jacobite, mort en 1286] Bar Hebraeus, en 779, le calife [abbasside] Mahdi [775-785] obligea les Tanuhites chrétiens qui vivaient dans la région d’Alep [Syrie] à embrasser l’Islam. Cinq mille hommes apostasièrent. Un seul Tanuhite qui répondait au nom de Laït préféra le martyre. • Lorsqu’en 785, Idris [fondateur de la dynastie musulmane des Idrissides, mort en 791] eut établi sa domination dans le Maghreb, il obligea les Berbères, pour la plupart Juifs et Chrétiens, à embrasser l’Islam bon gré mal gré. » A. FATTAL, Le Statut légal des non-musulmans en pays d’Islam, p.171. Au vu de tout ce qui précède, que les musulmans et les intellectuels européens d’occasion cessent de citer le verset du Coran « Pas de contrainte en religion » comme un exemple de tolérance. Qu’ils arrêtent de tromper les Européens.

II
« Pas de contrainte en religion » Les musulmans, par ruse, et les intellectuels occidentaux pro-musulmans, par naïveté et par ignorance, citent fréquemment un verset coranique qui montre combien l’islam est soi-disant tolérant et que le philosophe et psychanalyste français Daniel Sibony présente en ces termes : « Venons-en à ce [verset] (sourate 2, v.256) : “Pas de contrainte en religion”. Le propos sonne bizarrement vu que le monde islamique s’est formé par la conquête et par la force. » Daniel SIBONY, Le choc des religions, p.69. En effet, le verset qui déclare : « Pas de contrainte en religion », ne signifie pas que le Coran favorise la liberté religieuse. Quand le Coran parle de religion, c’est de l’islam qu’il s’agit et uniquement de l’islam. Rappelons-nous cet autre verset coranique : « La religion aux yeux d’Allah est l’Islam. » Le Coran, sourate 3, v.17/19 (trad. de R. BLACHERE). Apostasie punie de mort Le verset « Pas de contrainte en religion » signifie donc qu’on ne peut pas empêcher quelqu’un de se convertir à l’islam ni contraindre un musulman à quitter l’islam. Quitter l’islam pour se convertir à une autre religion est de toute façon strictement interdit, sous peine de mort, conformément à cette parole de Mahomet qui a dit : « Quiconque change pour une autre la vraie religion [l’islam selon Mahomet], qu’on le tue ! » EL-BOKHARI, Les Traditions islamiques, titre 56, chap.149, t.2, p.352. L’apostasie est également punie de mort par le Coran : « S’ils apostasient, appréhendez-les et tuez-les partout où que vous les trouviez. Ne choisissez parmi eux ni ami ni auxiliaire. » Le Coran, sourate 4, v.89 (trad. de S.H. BOUBAKEUR, père et prédécesseur de Dalil Boubakeur, recteur de la mosquée de Paris). Pour expliquer plus amplement le verset « Pas de contrainte en religion », nous allons citer le commentaire donné par Joseph BOSSHARD dans le livre Enquêtes sur l’islam, publié chez Desclée de Brouwer (2004) en collaboration avec A.-M. DELCAMBRE, docteur d’État en droit et en civilisation islamique et professeur d’arabe littéraire : « Cette citation [Pas de contrainte en religion], tirée du verset 257/256 de la sourate 2 est sans doute devenue aujourd’hui la plus célèbre du Coran, puisque très médiatisée, dans la presse, à la radio, à la télévision [même le pape Benoît XVI a cité ce verset, dans son fameux discours de Ratisbonne, le 12 septembre 2006]. Il importe ici de la prendre en compte et d’en percevoir le sens réel. Lorsqu’elle est citée, cette phrase est toujours sortie de son contexte, pour promouvoir l’idée que l’islam, à l’instar de Vatican II, prônerait la liberté religieuse et lui donnerait même force de loi. Or, une telle perception ne résiste pas à l’examen scrupuleux du texte [coranique]. Si en effet, le sens de ce verset était d’inciter à la liberté religieuse – ne contraignez pas les gens en matière religieuse ! –, alors pourquoi, dans la même sourate 2, juste auparavant (versets 193 et 216), puis plus encore dans les sourates considérées comme postérieures, rencontre-t-on tant d’appels à lancer la guerre contre les païens, les juifs et les chrétiens en vertu de ce qu’ils n’adhèrent pas à l’islam ? Comment comprendre alors cette fameuse formule sur la contrainte en religion, puisque tant de versets coraniques appellent à contrainte en matière religieuse ? » Joseph BOSSHARD, « Le Coran face au commandement “Tu ne tueras point” », dans Enquêtes sur l’islam, p.167. Voici quelques-uns des versets coraniques évoqués par Joseph Bosshard : « Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de sédition [révolte] et que le culte de Dieu [Allah] soit rétabli. » Le Coran, sourate 2, v.193 (trad. de D. MASSON). « On vous a prescrit la guerre [à vous, musulmans] ». Le Coran, sourate 2, v.216 (trad. de Si Hamza BOUBAKEUR). « Tuez ceux qui ne croient pas en Allah ni au Dernier Jour [ça, c’est pour les athées, francs maçons et libres penseurs], et qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son Apôtre [Mahomet] ont interdit [ça, c’est pour tous ceux qui notamment consomment du vin et mangent de la viande de porc], et quiconque ne pratique pas la religion de la vérité [c’est-à-dire l’islam, selon le Coran], parmi ceux qui ont reçu le Livre [ça, ce sont les juifs et les chrétiens] jusqu’à ce qu’ils aient payé le tribut de leurs (propres) mains et qu’ils soient humiliés [en étant frappés et insultés]. » Le Coran, sourate 9, v.29 (trad. d’É. MONTET, ancien recteur de l’université de Genève - Suisse). Reprenons le raisonnement de J. BOSSHARD sur le verset « Pas de contrainte en religion ! » : « Selon [l’islamologue] Dominique Urvoy (Les penseurs libres dans l’Islam classique, Albin Michel, 1996, p.25), cette exclamation n’a jamais signifié un appel à la tolérance : “Le verset lui-même ne fait référence qu’au droit des non-musulmans à embrasser l’islam sans qu’on les en empêche. Et c’est bien comme cela qu’il a toujours été compris, du moins dans l’ordre de la pratique.” La suite du verset – “celui qui est infidèle aux idoles et croit en Dieu [Allah] s’est saisi de l’anse la plus solide et sans fêlure” – montre que c’est d’islam dont il est question […] : c’est à l’islam qu’il ne faut empêcher quiconque de se convertir. » Joseph BOSSHARD, dans Enquêtes sur l’islam, p.167-168. Conversions forcées à l’islam Contrairement à ce qu’on nous fait croire, le Coran incite donc les musulmans à convertir les non-musulmans par la force à l’islam : « Vous les combattrez [les infidèles] ou bien ils se convertiront à l’Islam. » Le Coran, sourate 48, v.16 (trad. de R. BLACHERE). « Ne te soumets donc pas aux incrédules [non-musulmans] ; lutte contre eux avec force au moyen du Coran. » Le Coran, sourate 25, v.52/54 (trad. de D. MASSON). « Combattez-les [les non-musulmans] jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de sédition, et que le culte soit rendu à Dieu [Allah] en sa totalité. » Le Coran, sourate 8, v.40/39 (trad. de D. MASSON). « Ô Prophète [Mahomet] ! excite les croyants [musulmans] au combat Vingt braves d’entre eux terrasseront deux cents infidèles [non-musulmans]. Cent en mettront mille en fuite, parce que les infidèles [non-musulmans] n’ont point de sagesse. » Le Coran, sourate 8, v.66/65 (trad. de KASIMIRSKI). « Ô croyants [musulmans] ! Combattez les infidèles [non-musulmans] qui vous avoisinent ; qu’ils vous trouvent toujours sévères à leur égard. Sachez que Dieu [Allah] est avec ceux qui le craignent. » Le Coran, sourate 9, v.124/123 (trad. de KASIMIRSKI). Application des versets coraniques Ces différents versets ont été appliqués à de nombreuses reprises par les musulmans. Nous ne citerons ici que quelques exemples de conversions forcées à l’islam ordonnées par des califes (successeurs de Mahomet) : • « Le gouverneur de Mésopotamie sous le règne de ‘Abd al-Malik [calife omeyyade, 685-705] envoya à la mort Ma’ad, chef des Banu Taglib [tribu chrétienne], parce qu’il refusait d’abjurer le Christianisme. Al-Walid b. ‘Abd al-Malik [calife omeyyade, 705-715] fit la même tentative sur le successeur de Ma’ad, Sam’ala b. ‘Amir, mais sans résultat. Sam’ala fut alors envoyé au supplice. Le bourreau [musulman] lui coupa un morceau de la jambe, le fit rôtir et le lui donna à manger […]. • Ce fut ‘Umar b. ‘Abd al-Aziz [calife omeyyade, 717-720] qui, le premier, donna une forte impulsion au mouvement de conversion en instituant les signes distinctifs [et discriminatoires sur les non-musulmans], en congédiant les fonctionnaires dhimmis [juifs et chrétiens des pays conquis par l’Islam, tolérés mais pas libres] et en accordant des exemptions fiscales à ceux qui embrassaient la foi du Prophète [Mahomet]. • Selon [le savant chrétien jacobite, mort en 1286] Bar Hebraeus, en 779, le calife [abbasside] Mahdi [775-785] obligea les Tanuhites chrétiens qui vivaient dans la région d’Alep [Syrie] à embrasser l’Islam. Cinq mille hommes apostasièrent. Un seul Tanuhite qui répondait au nom de Laït préféra le martyre. • Lorsqu’en 785, Idris [fondateur de la dynastie musulmane des Idrissides, mort en 791] eut établi sa domination dans le Maghreb, il obligea les Berbères, pour la plupart Juifs et Chrétiens, à embrasser l’Islam bon gré mal gré. » A. FATTAL, Le Statut légal des non-musulmans en pays d’Islam, p.171. Au vu de tout ce qui précède, que les musulmans et les intellectuels européens d’occasion cessent de citer le verset du Coran « Pas de contrainte en religion » comme un exemple de tolérance. Qu’ils arrêtent de tromper les Européens.

L'islam et les autres peuples et religions

I

Double langage du Coran

Depuis des années, à chaque fois que des musulmans commettent des attentats quelque part dans le monde au nom d’Allah et de l’islam, de nombreux islamologues et intellectuels pro-musulmans nous répètent que les actes de violence et de terrorisme ne sont pas conformes à l’islam et que l’islam est une religion de paix, d’amour et de tolérance. Pour prouver qu’ils ont raison, ils citent tous à chaque fois et sans aucune analyse, les rares versets du Coran qui semblent donner à l’islam l’image d’une religion pacifique, tolérante et charitable. Or quand on lit le Coran attentivement, on se rend compte de deux choses : 1. Les versets habituellement présentés comme tolérants contiennent des mots et des expressions qui donnent à ces versets un double sens. 2. Le Coran contient un bien plus grand nombre de versets qui appellent ouvertement à détester, à combattre et à tuer tous ceux qui ne veulent pas devenir musulmans. Ces versets de haine tellement nombreux abrogent, c’est-à-dire annulent, les versets soi-disant tolérants. Au cours de cette analyse, nous allons voir que le Coran adopte continuellement envers les non-musulmans un double langage, à l’instar de Mahomet, le prophète fondateur de l’islam, qui s’est comporté sagement, tant qu’il était faible, et qui, une fois devenu fort, s’est montré cruel et impitoyable. Voici un premier exemple de double langage du Coran. Un verset recommande apparemment aux musulmans d’être bienveillants envers les juifs et les chrétiens : « Ne discute avec les gens du Livre [juifs et chrétiens] que de la manière la plus courtoise. – Sauf avec ceux d’entre eux qui sont injustes – Dites : “Nous croyons à ce qui est descendu vers nous [le Coran] et à ce qui descendu vers vous [la Bible]. Notre Dieu qui est votre Dieu est unique et nous lui sommes soumis”. » Le Coran, sourate 29, v.46 (trad. de D. MASSON). Or dans un autre verset, le Coran ordonne carrément de combattre et de tuer les juifs, les chrétiens et les athées : « Tuez ceux qui ne croient pas en Allah ni au Dernier Jour [ça, c’est pour les athées, francs maçons et libres penseurs], et qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son Apôtre [Mahomet] ont interdit [ça, c’est pour tous ceux qui notamment boivent du vin et mangent de la viande de porc], et quiconque ne pratique pas la religion de la vérité [c’est-à-dire l’islam, selon le Coran], parmi ceux qui ont reçu le Livre [ça, ce sont les juifs et les chrétiens] jusqu’à ce qu’ils aient payé le tribut [l’impôt] de leurs propres mains et qu’ils soient humiliés [c’est-à-dire en étant frappés et insultés]. » Le Coran, sourate 9, v.29 (trad. d’É. MONTET). Voici un autre exemple de double langage coranique : « Ceux qui ont cru, ceux qui suivent la religion juive, les chrétiens, les sabéens [ancien peuple du Proche-Orient, adorateurs des étoiles] et quiconque aura cru en Dieu et au jour dernier, et qui aura pratiqué le bien, tous ceux-là recevront une récompense de leur Seigneur ; la crainte ne descendra point sur eux, et ils ne seront point affligés. » Le Coran, sourate 2, v.59 (trad. de KASIMIRSKI). À propos de ce verset coranique apparemment tolérant, le diplomate et traducteur du Coran, Kasimirski, donne un commentaire très intéressant : « On a voulu conclure des paroles de ce verset que les hommes de toute religion pouvaient être sauvés, pourvu qu’ils reconnaissent l’existence d’un seul Dieu et pratiquent les bonnes œuvres ; mais le sentiment unanime des commentateurs s’oppose à cette interprétation, d’autant plus que le verset 79 de la sourate 3 abroge celui-ci en mettant la profession de l’Islam pour condition indispensable du salut. » Voici le verset 79 (ou 85) de la sourate 3, dont parle Kasimirski : « Quiconque recherche une religion autre que l’Islam, cela ne sera pas accepté de lui et il sera, dans la Vie Dernière, parmi les Perdants. » Le Coran, sourate 3, v.79/85 (trad. de R. BLACHERE). Voilà le double langage du Coran : nous lisons, sur une page, des versets apparemment pacifiques et tolérants qui, sur une autre page, sont contredits et annulés par des versets franchement intolérants. Ségrégation antijuive dans les pays musulmans Dans un livre écrit avec avec Dalil BOUBAKEUR et Pierre LAMBERT (Le choc des religions. Juifs, chrétiens, musulmans, la coexistence est-elle possible ?, Paris, Presse de la Renaissance, 2004), le psychanalyste français d’origine juive, Daniel Sibony, qui est aussi docteur d’État en mathématiques et en philosophie, fait remarquer que les juifs vivant dans les pays musulmans ont été humiliés de tout temps, y compris au XXe siècle : « Dans certains pays arabes, en plein XXe siècle, avant que les Juifs ne soient obligés de partir, ils portaient sur leur carte d’identité le terme moussaouï, qui veut dire “adepte de Moussa (Moïse)”. C’était comme un signe distinctif [et discriminatoire]. De fait, on n’est pas vraiment musulman si l’on est adepte de Moïse sans l’être de Mahomet […]. » Daniel SIBONY, Le choc des religions, p.27. Aujourd’hui encore, dans un pays musulman soi-disant laïque comme la Turquie, la religion est mentionnée sur la carte d’identité. Le but de cette mention est de défavoriser les petites minorités rescapées juives et chrétiennes dans leurs rapports avec l’administration turque qui peut ainsi, par exemple, freiner l’avancement de leurs différents dossiers ou empêcher leur nomination à des emplois publics, fût-ce même un poste de simple ouvrier dans une administration locale. C’est la forme moderne de discrimination pour les juifs et les chrétiens à laquelle on peut encore ajouter cette autre mesure discriminatoire : aujourd’hui encore, en Turquie, il est strictement interdit de bâtir une nouvelle église. Au Moyen Âge, en Égypte, le calife musulman fatimide al-Hakim (996-1021), qui avait fait détruire 30 000 églises dont le Saint-Sépulcre à Jérusalem, a imposé un signe discriminatoire plus visible : « aux chrétiens le port d’une longue croix et aux juifs celui d’un bloc de bois taillé en forme de tête de bœuf en souvenir du veau d’or » (Michel ABITBOL, Le passé d’une discorde. Juifs et Arabes depuis le VIIe siècle, Perrin, 2003, p.51). Ce mépris permanent qu’ont les musulmans pour les juifs et les chrétiens tient au fait que le Coran, livre sacré des musulmans, les insulte en les considérant, notamment, comme des pervers : « Ô croyants [musulmans] ! ne prenez point pour awliya (amis, maître, patron, bienfaiteur, protecteur, associé, camarade) les juifs et les chrétiens ; ils sont amis les uns des autres. Celui qui les prendra pour amis finira par leur ressembler, et Dieu [Allah] ne sera point le guide des pervers. » Le Coran, sourate 5, v.56/51 (trad. de KASIMIRSKI) ; Les juifs, minorité méprisée par les musulmans Dans les pays musulmans, les minorités juives ont été tolérées (mais toujours méprisées) aussi longtemps que les juifs vivaient sans avoir un État souverain, un pays bien à eux, c’est-à-dire tant qu’ils constituaient un peuple errant et donc méprisable aux yeux du monde musulman. C’est pourquoi à partir du moment où ils ont fondé, en 1948, l’État d’Israël, les juifs n’ont plus été tolérés en pays d’Islam : « Ceux qui refusent le message de Mahomet parce qu’ils n’en voient pas la nouveauté, ceux qui refusent de “se soumettre” sont des “insoumis”. Et le Coran appelle à les combattre. Il est vrai que de nos jours certains musulmans éclairés s’efforcent de tordre le Texte coranique pour montrer qu’il n’en est rien : qu’on peut être un kafir (un mécréant) et être toléré par l’islam. C’est d’ailleurs vrai, si l’on ne prétend à aucune souveraineté [indépendance] : les communautés juives furent tolérées en terre d’islam dès lors qu’elles acceptaient une tenue distinctive, plutôt humiliante [et discriminatoire], un impôt spécial qui pouvait être assez lourd, et le renoncement à toute idée de souveraineté, même si les meilleurs d’entre eux [juifs], isolément, purent devenir des conseillers du pouvoir [musulman qui, pour une simple question d’intérêt, profitait des compétences de certains juifs]. Mais dès qu’il s’est agi de souveraineté, avec la résurgence de l’État hébreu [Israël], presque tous les Juifs des terres d’islam ont dû partir. » Daniel SIBONY, Le choc des religions, p.28-29. En effet, dans les années qui ont suivi l’indépendance de l’État d’Israël (1948), tous les juifs établis depuis des siècles voire des millénaires dans les pays conquis bien après par l’Islam, ont dû fuir soit en Israël, soit dans les pays d’Europe et d’Amérique du Nord c’est-à-dire des pays de tradition chrétienne. Un journaliste arabe bénit Hitler Le retour des juifs dans les différents pays du monde arabo-musulman est impensable quand on voit la haine permanente des musulmans contre les juifs. Voyez par exemple ce qu’écrivait l’éditorialiste d’un grand journal Égyptien en 2001 : « Grâce à Hitler, bénie soit sa mémoire, qui, au nom des Palestiniens, les a vengés par avance, contre les criminels les plus vils sur la surface de la terre. Bien que nous ayons regretté que sa vengeance n’ait pas été suffisante. » Ahmad RAAB, dans Al-Akhbar, 18 avril 2001, cité par Yves AZEROUAL, A-t-on le droit de défendre Israël ?, Hachette-Littératures, 2004, p.49. Si un journaliste belge avait parlé comme cela, qu’auraient dit le MRAX et le Centre pour l’égalité des chances ?
Père Samuel
UBU

II

Juifs et chrétiens maudits par le Coran Le monde musulman ne peut pas avoir du respect pour les religions des non-musulmans car selon le Coran, livre sacré des musulmans, la seule vraie religion est l’islam : « La religion aux yeux d’Allah est l’Islam. » Le Coran, sourate 3, v.17/19 (trad. de R. BLACHERE). Le Coran maudit les juifs Le Coran prétend confirmer la Bible et les Évangiles mais il maudit les juifs et les chrétiens et leur reproche d’avoir falsifié leurs livres sacrés : « Pour avoir violé leur pacte avec le Seigneur, rejeté ses preuves manifestes, mis injustement à mort ses messagers, pour avoir soutenu que leurs cœurs étaient insensibles, alors que c’est Dieu qui les avait scellés pour prix de leur impiété, pour toutes ces raisons, nous les avons maudits [les juifs], et rares sont ceux, parmi eux [les juifs], qui ont la foi. » Le Coran, sourate 4, v.155 (trad. de Sadok MAZIGH). « Maudits, quelque part qu’ils [les juifs] soient acculés, ils seront pris et tués sans pitié. » Le Coran, sourate 33, v.61 (trad. de R. BLACHERE). Le philosophe français d’origine juive, Daniel Sibony, observe ensuite que la malédiction lancée par le Coran sur les juifs, n’est pas une malédiction temporaire mais définitive : « Ainsi, et c’est le trait spécifique, le Coran pose que le Dieu de la Bible, devenu Allah, a maudit le peuple juif jusqu’au jour du Jugement. Il ne veut plus en entendre parler, il rompt l’Ancienne Alliance. […] Le Coran fait donc un arrêt sur image : il ne retient que les paroles mauvaises de Dieu envers le peuple d’Israël, et les ponctue de malédictions, prises d’ailleurs dans la Bible juive, mais qu’il rend définitives. » Daniel SIBONY, Le choc des religions. Juifs, chrétiens, musulmans, la coexistence est-elle possible ?, Paris, Presse de la Renaissance, 2004, p.33. Les musulmans croient fermement qu’ils doivent combattre les juifs jusqu’au jour du Jugement dernier, car le prophète arabo-musulman, Mahomet, a dit : « Vous combattrez les Juifs au point que si l’un d’eux se cache derrière une pierre, la pierre dira : [Musulman !] voilà un Juif derrière moi, tue-le. » EL-BOKHARI, Les Traditions islamiques, titre 56, chap.94, t.2, p.322. Pour tout musulman, il est donc indispensable d’exterminer les juifs jusqu’au dernier pour qu’arrive la fin du monde et, selon les musulmans, le triomphe final de l’Islam. Pour les musulmans, il est donc également indispensable que l’État d’Israël soit rayé de la carte, ainsi que le déclarait notamment Saïd Ramadan, père de Tariq Ramadan, dans une revue musulmane publiée à Genève (Suisse) : « L’État d’Israël n’a pas seulement été créé par hasard. Nous [musulmans] sommes convaincus qu’il s’agit plutôt d’une incarnation de la pensée de l’enfer, un mélange né de la rencontre entre le Sionisme cupide, issu du Talmud falsifié et de la Tora falsifiée […], et de l’esprit des Croisés [chrétiens], inspiré par la jalousie et qui a tant de motifs de colère envers l’islam. C’est pourquoi nous sommes convaincus que ce plan idéologique élaboré doit être contré par un plan idéologique tout aussi élaboré, et qu’il faut répondre à ses attaques idéologiques, à sa guerre idéologique, par une guerre idéologique. Ce système de croyance doit être combattu par un système de croyance. La victoire ira au plus fort. Selon nous [musulmans], ce difforme enfant trouvé [l’État d’Israël] ne peut être écrasé qu’avec l’arme du dogme religieux et de la foi. Et quel système de croyance est plus fort, et mieux à même d’écraser la juiverie et la croisade que l’islam ? » Saïd RAMADAN, El-Muslimoun, Genève, septembre 1964, cité par Sylvain BESSON, La conquête de l’Occident, Seuil, 2005, p.58. Le Coran attaque les chrétiens Dans le même temps, Daniel Sibony remarque que le Coran maudit également les chrétiens, accusés injustement d’adorer trois dieux, c’est-à-dire la Trinité qui est en fait un seul Dieu en trois personnes (Père, Fils et Saint-Esprit) : « Ainsi, et c’est le trait spécifique, le Coran pose que le Dieu de la Bible, devenu Allah, a maudit le peuple juif jusqu’au jour du Jugement. Il ne veut plus en entendre parler, il rompt l’Ancienne Alliance. La nouvelle aussi [c’est-à-dire l’Évangile], avec les chrétiens, puisque ceux-ci ont la “bêtise” [selon les musulmans] de croire que Dieu peut coucher avec une femme et avoir d’elle un Fils. Toute l’élaboration chrétienne sur le devenir humain de Dieu est réduite dans le Coran à une pure idolâtrie : prendre Jésus pour Dieu. Il est vrai que, là encore, des musulmans éclairés s’efforcent, à des fins prosélytes, de montrer que la formule qui ouvre les sourates du Coran (Bismillah irahmane irahim) et qui signifie : “Au nom d’Allah qui fait miséricorde”, que cette formule, ayant trois mots, est une façon d’honorer la Trinité, donc de l’englober. » Daniel SIBONY, Le choc des religions, p.33. Voilà encore une ruse de la part des commentateurs musulmans soi-disant « éclairés » qui veulent nous faire croire que le Coran accepte d’une certaine manière la Trinité alors qu’il la rejette et la condamne catégoriquement : « [Les chrétiens] disent : “Dieu s’est donné un fils.” Loin de lui ce blasphème ! » Le Coran, sourate 2, v.116 (trad. de BOUBAKEUR). « Oui, ceux [les chrétiens] qui disent : “Dieu est, en vérité, le troisième de trois [c’est-à-dire la Trinité]” sont impies. Il n’y a de Dieu qu’un Dieu unique. S’ils ne renoncent pas à ce qu’ils disent, un terrible châtiment atteindra ceux d’entre eux qui sont incrédules. » Le Coran, sourate 5, v.73 (trad. de D. MASSON). « Les juifs disent : Ozaïr est fils de Dieu. Les chrétiens disent : le Messie [Jésus] est fils de Dieu. Telles sont les paroles de leurs bouches, ils ressemblent en les disant aux infidèles d’autrefois. Que Dieu [Allah] leur fasse la guerre. Qu’ils sont menteurs ! » Le Coran, sourate 9, v.30 (trad. de KASIMIRSKI). Le Coran commet ici une énorme erreur : les juifs n’ont jamais dit qu’Ozaïr est fils de Dieu. Quant aux chrétiens, ils croient en Jésus fils de Dieu conformément à l’Évangile et à la parole de l’ange Gabriel qui dit à la Vierge Marie : « Tu enfanteras un fils et on l’appellera Fils de Dieu.» (Évangile selon saint Luc, ch.1, v.35). Le condamnation de la Trinité par le Coran est soulignée par Gérard TROUPEAU dans l’Histoire du christianisme (14 vol.), tome 4, p.376 : « Pour comprendre le comportement que les conquérants musulmans observèrent vis-à-vis des chrétiens autochtones dans les pays qu’ils envahirent, il convient de rappeler que ce comportement fut conditionné, en grande partie, par le jugement que le Coran porte sur le christianisme et les chrétiens. En ce qui concerne le christianisme, le jugement du Coran est catégorique : la doctrine de la Trinité et de la filiation divine de Jésus est un énorme mensonge (Coran XVIII, 5), professé par des impies et des associateurs (Coran V, 17, 23 ; IX, 30-31), et des gens excessifs dans leur religion (Coran IV, 171). Quant aux chrétiens eux-mêmes, les jugements que le Coran porte sur eux sont contradictoires. D’une part, en effet, il interdit aux musulmans de prendre pour affiliés [associés, amis] des chrétiens (Coran V, 51), mais, d’autre part, il affirme que les chrétiens sont les hommes les plus proches des musulmans par l’amitié (Coran V, 82). […] Enfin, le Coran affirme que Dieu a reçu l’alliance des chrétiens, mais que, du fait qu’ils ont oublié une partie de ce qui leur avait été rappelé, Il excitera entre eux l’hostilité et la haine, jusqu’au jour de la Résurrection (Coran V, 14). Au total, ce jugement entièrement négatif sur la doctrine et peu sympathique sur ceux qui la professent, ne portait pas les conquérants musulmans à fraterniser avec les chrétiens indigènes [des pays conquis]. » Gérard TROUPEAU, « Églises et chrétiens dans l’Orient musulman », dans Histoire du christianisme, t.4, Desclée, 1993, p.376. Le Coran, livre sacré et immuable (Coran VI, 115) pour tout musulman, nourrit donc une haine éternelle contre les juifs, les chrétiens et tous les non-musulmans en général, comme on peut encore le constater dans ce verset : « Quand les mois sacrés seront expirés, tuez les Infidèles quelque part que vous les trouviez ! Prenez-les ! Assiégez-les ! Dressez pour eux des embuscades ! » Le Coran, sourate 9, v.5 (trad. de R. BLACHERE). Sujet à réflexion…

III

Laïcité et tolérance chez les musulmans L’Islam ne fait aucune distinction entre politique et religion Contrairement aux juifs et aux chrétiens qui vivent dans des États laïques, c’est-à-dire où la religion et la politique sont séparées, les musulmans, y compris ceux qui vivent en Occident, ont beaucoup de mal à accepter la laïcité car la civilisation arabo-islamique, fondée par le prophète Mahomet, ignore toute distinction entre politique et religion : « En un sens, le vrai génie de Mahomet était politique : bâtisseur d’empire, de cités, de toute une culture. Mais ce projet politique étant à base de religion, le politique et le religieux sont dans l’islam difficiles à dissocier – même si l’on peut faire confiance à toutes sortes d’experts pour trouver des issues. » Daniel SIBONY, Le choc des religions, p.37. Les musulmans qui vivent actuellement en Europe profitent de la laïcité mais un jour viendra où ils islamiseront la laïcité. S’il n’y a pas dans l’Islam, de distinction entre politique et religion, comme le fait remarquer Daniel Sibony, c’est parce que Mahomet, fondateur de la religion islamique, était aussi chef d’État, chef de guerre et guerrier lui-même. Certaines de ses paroles ne laissent d’ailleurs aucun doute à ce sujet : Mahomet et la guerre Mahomet a dit : « Les œuvres pies ne sont, auprès de la guerre sainte, que comme un crachat dans une mer immense. » Hadith repris par le théologien musulman GHAZALI (mort en 1111) dans Ih’ya, et cité par J.-P. CHARNAY, Principes de stratégie arabe, Paris, L’Herne, 1984, p.56. Mahomet a dit : « J’ai reçu l’ordre de combattre les gens tant qu’ils ne diraient pas qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah. » EL-BOKHARI, Les Traditions islamiques, titre 96, chap.28, tome 4, p.577. En application de ses paroles, le prophète guerrier Mahomet a, entre 624 et 632, mené 19 batailles contre tous ceux qui ne voulaient pas se soumettre à lui (EL-BOKHARI, Les Traditions islamiques, titre 64, chap.89). La première d’entre elles est la célèbre bataille de Badr, petite ville au sud-ouest de Médine, en Arabie, qui a opposé Mahomet aux hommes de la tribu de Qoraïch (voir notamment Encyclopédie de l’Islam, Leyde, Brill, 1975, tome 1, p.892) : « Le jour de Badr, le Prophète [Mahomet] et ses Compagnons firent sur les infidèles 174 prisonniers et leur tuèrent 70 personnes. » EL-BOKHARI, Les Traditions islamiques, titre 64, chap.10, t.3, p.79. « Le jour de Badr, le Prophète [Mahomet] ordonna de jeter dans un puits mauvais et peu fréquenté de Badr 24 cadavres des infidèles de Qoraïch. » EL-BOKHARI, Les Traditions islamiques, titre 64, chap.8, t.3, p.75. Attention ! Ces paroles et actions criminelles ne sont pas celles d’un président, d’un roi, d’un empereur, ni même d’un pape, mais bien celles du fondateur de l’Islam, le prophète Mahomet, considéré comme le modèle excellent que doivent suivre les musulmans, ainsi qu’on peut le lire à plusieurs reprises dans le Coran, livre sacré des musulmans : « Vous avez, dans l’Envoyé de Dieu [Mahomet], un beau modèle pour vous [musulmans]. » Le Coran, sourate 33, v.21 (trad. de S.H. BOUBAKEUR). « Ceux qui obéissent au Prophète [Mahomet], obéissent à Dieu [Allah]. » Le Coran, sourate 4, v.80 (trad. de D. MASSON). « Ce que Mahomet vous a donné, prenez-le et ce qu’il vous a interdit, interdisez-le. » Le Coran, sourate 59, v.5 (trad. de R. BLACHERE). Fausse tolérance du monde musulman Daniel Sibony poursuit son raisonnement en expliquant très justement que la tolérance islamique n’est pas une tolérance telle qu’on se la représente aujourd’hui : « Certains s’étonnent : si la tension est aussi vive, comment expliquer une si belle convivialité, entre Juifs et Arabes [musulmans], dans certains pays comme l’Andalousie [Espagne envahie et occupée par les musulmans entre 711 et 1492] et à certaines époques ? La réponse est simple : c’était sous une seule souveraineté, la souveraineté [domination] islamique. Et en Andalousie, le souverain arabe [musulman] était heureux et victorieux, il y eut donc un “Âge d’or”. Mais il n’y a jamais eu coexistence entre deux souverainetés, l’une juive et l’autre islamique. Aujourd’hui, il est question qu’il y en ait deux, juive et arabe, que l’on confond à tort avec Israël et Palestine. Cela dit, on idéalise un peu la fameuse convivialité, qui a duré treize siècles ou presque, et dans laquelle cet Âge d’or est une frange très réduite. […] Constatons qu’il n’y a plus de Juifs ou presque dans le monde arabe – excepté les cinq mille Juifs du Maroc où ils étaient, naguère, trois cent mille. » Daniel SIBONY, Le choc des religions, p.48. Rappelons à ce propos qu’au lendemain de la création de l’État d’Israël (1948), pratiquement tous les juifs établis depuis des siècles (bien avant l’arrivée de l’Islam) dans les pays conquis par les musulmans, ont dû fuir soit vers Israël soit vers les pays d’Europe et d’Amérique, pays de culture chrétienne. Pas de vraie tolérance dans l’Espagne soumise à l’Islam Quant au soi-disant Âge d’or de l’Islam dans l’Andalousie (Espagne musulmane), Daniel Sibony a raison de dénoncer ce que beaucoup présentent comme le modèle de la tolérance islamique envers les autres religions. Quelques exemples vont nous prouver que les musulmans d’Espagne n’étaient pas des champions de la tolérance, loin de là : • « En Andalousie [Espagne sous domination musulmane], la résistance chrétienne eut ses martyrs sous ‘Abd al-Rahmân II (822-852) ; • son successeur, Muhammad Ier [émir de 852 à 886], cédant aux ulémas [savants musulmans] de Cordoue, obligea certains fonctionnaires chrétiens à se convertir [à l’islam] pour garder leur poste. • Les troubles religieux continuèrent dans la province d’Elvira [ville du sud de l’Espagne] en 889 • et en 891, Séville et ses environs furent ensanglantés par le massacre de milliers d’Espagnols, chrétiens ou convertis. • À Grenade, en 1066, toute la communauté juive, environ trois mille personnes, fut anéantie [par les musulmans]. […] • Les persécutions almohades (dynastie musulmane, 1130-1212) au Maghreb et en Espagne musulmane éliminèrent la présence chrétienne. » BAT YE’OR, Les chrétientés d’Orient entre Jihad et Dhimmitude, Paris, Le Cerf, 1991, p.93 et 94. En 997, lors d’une expédition militaire dirigée contre l’Espagne chrétienne, Al-Mansur (mort en 1002), général du calife omeyyade de Cordoue, a envahi et détruit la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle, l’un des principaux lieux de pèlerinage de la chrétienté au Moyen Âge : « Les musulmans s’emparèrent de tout le butin qu’ils trouvèrent dans l’orgueilleuse ville de Saint-Jacques ; ils abattirent les constructions, les murailles et l’église, si bien qu’il n’en restera aucune trace. Les palais solidement construits furent pulvérisés. […] Almanzor [al-Mansur] fit aplanir les sentiers par des ouvriers pour que les troupes puissent passer. L’armée musulmane atteignit Vigo [ville proche de Compostelle], pillant et brûlant tout sur son passage. Ils rasèrent entièrement les oratoires consacrés à saint Jacques et entrèrent dans la ville pour la piller. Quand tout fut terminé Mansur […] rentra à Cordoue. Il était accompagné de nombreux prisonniers chrétiens portant sur leurs épaules les portes de la ville de Compostelle. Elles furent utilisées pour la construction de la grande mosquée de Cordoue. Les cloches de la basilique Saint-Jacques furent suspendues dans l’édifice “pour y servir de lampes”. Car manifestant une piété ostentatoire, Mansur décida de faire achever la grande mosquée de Cordoue, symbole du triomphe de l’islam sur l’Occident chrétien. » Anne-Marie DELCAMBRE, La Schizophrénie de l’Islam, Paris, Desclée de Brouwer, 2006, p.93-94. En 1013, dans la ville de Cordoue gouvernée par les musulmans, eut lieu un massacre de juifs. Après la dislocation du califat omeyyade de Cordoue (1031), l’Andalus (partie de l’Espagne conquise par les musulmans) éclata en plusieurs royaumes arabes musulmans indépendants, appelés Taïfas. Dans un de ces royaumes musulmans, celui de Grenade, des massacres de juifs furent organisés [par les musulmans] à deux reprises, en 1066 et 1070. L’Andalus fut ensuite gouvernée, de 1086 à 1170, par la dynastie berbère musulmane des Almoravides. L’un des souverains almoravides, Yusuf Ibn Tashfin (1061-1106), fit notamment détruire, en 1099, une grande église non loin de Grenade en s’appuyant sur un jugement rendu par les juristes musulmans (voir A. FATTAL, Le Statut légal des non-musulmans en pays d’Islam, Beyrouth, 1958, p.193). Qu’auraient dit nos journalistes et nos militants des Droits de l’Homme si les Occidentaux avaient détruit un lieu saint de l’Islam (La Mecque ou Médine) comme les musulmans ont détruit Saint-Jacques de Compostelle ? Et où est donc cette tolérance de l’Espagne musulmane qu’on nous vante et qu’on nous décrit si souvent comme le modèle de la tolérance des musulmans au Moyen Âge ?

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IV

Laïcité et tolérance chez les musulmans L’Islam ne fait aucune distinction entre politique et religion Contrairement aux juifs et aux chrétiens qui vivent dans des États laïques, c’est-à-dire où la religion et la politique sont séparées, les musulmans, y compris ceux qui vivent en Occident, ont beaucoup de mal à accepter la laïcité car la civilisation arabo-islamique, fondée par le prophète Mahomet, ignore toute distinction entre politique et religion : « En un sens, le vrai génie de Mahomet était politique : bâtisseur d’empire, de cités, de toute une culture. Mais ce projet politique étant à base de religion, le politique et le religieux sont dans l’islam difficiles à dissocier – même si l’on peut faire confiance à toutes sortes d’experts pour trouver des issues. » Daniel SIBONY, Le choc des religions, p.37. Les musulmans qui vivent actuellement en Europe profitent de la laïcité mais un jour viendra où ils islamiseront la laïcité. S’il n’y a pas dans l’Islam, de distinction entre politique et religion, comme le fait remarquer Daniel Sibony, c’est parce que Mahomet, fondateur de la religion islamique, était aussi chef d’État, chef de guerre et guerrier lui-même. Certaines de ses paroles ne laissent d’ailleurs aucun doute à ce sujet : Mahomet et la guerre Mahomet a dit : « Les œuvres pies ne sont, auprès de la guerre sainte, que comme un crachat dans une mer immense. » Hadith repris par le théologien musulman GHAZALI (mort en 1111) dans Ih’ya, et cité par J.-P. CHARNAY, Principes de stratégie arabe, Paris, L’Herne, 1984, p.56. Mahomet a dit : « J’ai reçu l’ordre de combattre les gens tant qu’ils ne diraient pas qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah. » EL-BOKHARI, Les Traditions islamiques, titre 96, chap.28, tome 4, p.577. En application de ses paroles, le prophète guerrier Mahomet a, entre 624 et 632, mené 19 batailles contre tous ceux qui ne voulaient pas se soumettre à lui (EL-BOKHARI, Les Traditions islamiques, titre 64, chap.89). La première d’entre elles est la célèbre bataille de Badr, petite ville au sud-ouest de Médine, en Arabie, qui a opposé Mahomet aux hommes de la tribu de Qoraïch (voir notamment Encyclopédie de l’Islam, Leyde, Brill, 1975, tome 1, p.892) : « Le jour de Badr, le Prophète [Mahomet] et ses Compagnons firent sur les infidèles 174 prisonniers et leur tuèrent 70 personnes. » EL-BOKHARI, Les Traditions islamiques, titre 64, chap.10, t.3, p.79. « Le jour de Badr, le Prophète [Mahomet] ordonna de jeter dans un puits mauvais et peu fréquenté de Badr 24 cadavres des infidèles de Qoraïch. » EL-BOKHARI, Les Traditions islamiques, titre 64, chap.8, t.3, p.75. Attention ! Ces paroles et actions criminelles ne sont pas celles d’un président, d’un roi, d’un empereur, ni même d’un pape, mais bien celles du fondateur de l’Islam, le prophète Mahomet, considéré comme le modèle excellent que doivent suivre les musulmans, ainsi qu’on peut le lire à plusieurs reprises dans le Coran, livre sacré des musulmans : « Vous avez, dans l’Envoyé de Dieu [Mahomet], un beau modèle pour vous [musulmans]. » Le Coran, sourate 33, v.21 (trad. de S.H. BOUBAKEUR). « Ceux qui obéissent au Prophète [Mahomet], obéissent à Dieu [Allah]. » Le Coran, sourate 4, v.80 (trad. de D. MASSON). « Ce que Mahomet vous a donné, prenez-le et ce qu’il vous a interdit, interdisez-le. » Le Coran, sourate 59, v.5 (trad. de R. BLACHERE). Fausse tolérance du monde musulman Daniel Sibony poursuit son raisonnement en expliquant très justement que la tolérance islamique n’est pas une tolérance telle qu’on se la représente aujourd’hui : « Certains s’étonnent : si la tension est aussi vive, comment expliquer une si belle convivialité, entre Juifs et Arabes [musulmans], dans certains pays comme l’Andalousie [Espagne envahie et occupée par les musulmans entre 711 et 1492] et à certaines époques ? La réponse est simple : c’était sous une seule souveraineté, la souveraineté [domination] islamique. Et en Andalousie, le souverain arabe [musulman] était heureux et victorieux, il y eut donc un “Âge d’or”. Mais il n’y a jamais eu coexistence entre deux souverainetés, l’une juive et l’autre islamique. Aujourd’hui, il est question qu’il y en ait deux, juive et arabe, que l’on confond à tort avec Israël et Palestine. Cela dit, on idéalise un peu la fameuse convivialité, qui a duré treize siècles ou presque, et dans laquelle cet Âge d’or est une frange très réduite. […] Constatons qu’il n’y a plus de Juifs ou presque dans le monde arabe – excepté les cinq mille Juifs du Maroc où ils étaient, naguère, trois cent mille. » Daniel SIBONY, Le choc des religions, p.48. Rappelons à ce propos qu’au lendemain de la création de l’État d’Israël (1948), pratiquement tous les juifs établis depuis des siècles (bien avant l’arrivée de l’Islam) dans les pays conquis par les musulmans, ont dû fuir soit vers Israël soit vers les pays d’Europe et d’Amérique, pays de culture chrétienne. Pas de vraie tolérance dans l’Espagne soumise à l’Islam Quant au soi-disant Âge d’or de l’Islam dans l’Andalousie (Espagne musulmane), Daniel Sibony a raison de dénoncer ce que beaucoup présentent comme le modèle de la tolérance islamique envers les autres religions. Quelques exemples vont nous prouver que les musulmans d’Espagne n’étaient pas des champions de la tolérance, loin de là : • « En Andalousie [Espagne sous domination musulmane], la résistance chrétienne eut ses martyrs sous ‘Abd al-Rahmân II (822-852) ; • son successeur, Muhammad Ier [émir de 852 à 886], cédant aux ulémas [savants musulmans] de Cordoue, obligea certains fonctionnaires chrétiens à se convertir [à l’islam] pour garder leur poste. • Les troubles religieux continuèrent dans la province d’Elvira [ville du sud de l’Espagne] en 889 • et en 891, Séville et ses environs furent ensanglantés par le massacre de milliers d’Espagnols, chrétiens ou convertis. • À Grenade, en 1066, toute la communauté juive, environ trois mille personnes, fut anéantie [par les musulmans]. […] • Les persécutions almohades (dynastie musulmane, 1130-1212) au Maghreb et en Espagne musulmane éliminèrent la présence chrétienne. » BAT YE’OR, Les chrétientés d’Orient entre Jihad et Dhimmitude, Paris, Le Cerf, 1991, p.93 et 94. En 997, lors d’une expédition militaire dirigée contre l’Espagne chrétienne, Al-Mansur (mort en 1002), général du calife omeyyade de Cordoue, a envahi et détruit la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle, l’un des principaux lieux de pèlerinage de la chrétienté au Moyen Âge : « Les musulmans s’emparèrent de tout le butin qu’ils trouvèrent dans l’orgueilleuse ville de Saint-Jacques ; ils abattirent les constructions, les murailles et l’église, si bien qu’il n’en restera aucune trace. Les palais solidement construits furent pulvérisés. […] Almanzor [al-Mansur] fit aplanir les sentiers par des ouvriers pour que les troupes puissent passer. L’armée musulmane atteignit Vigo [ville proche de Compostelle], pillant et brûlant tout sur son passage. Ils rasèrent entièrement les oratoires consacrés à saint Jacques et entrèrent dans la ville pour la piller. Quand tout fut terminé Mansur […] rentra à Cordoue. Il était accompagné de nombreux prisonniers chrétiens portant sur leurs épaules les portes de la ville de Compostelle. Elles furent utilisées pour la construction de la grande mosquée de Cordoue. Les cloches de la basilique Saint-Jacques furent suspendues dans l’édifice “pour y servir de lampes”. Car manifestant une piété ostentatoire, Mansur décida de faire achever la grande mosquée de Cordoue, symbole du triomphe de l’islam sur l’Occident chrétien. » Anne-Marie DELCAMBRE, La Schizophrénie de l’Islam, Paris, Desclée de Brouwer, 2006, p.93-94. En 1013, dans la ville de Cordoue gouvernée par les musulmans, eut lieu un massacre de juifs. Après la dislocation du califat omeyyade de Cordoue (1031), l’Andalus (partie de l’Espagne conquise par les musulmans) éclata en plusieurs royaumes arabes musulmans indépendants, appelés Taïfas. Dans un de ces royaumes musulmans, celui de Grenade, des massacres de juifs furent organisés [par les musulmans] à deux reprises, en 1066 et 1070. L’Andalus fut ensuite gouvernée, de 1086 à 1170, par la dynastie berbère musulmane des Almoravides. L’un des souverains almoravides, Yusuf Ibn Tashfin (1061-1106), fit notamment détruire, en 1099, une grande église non loin de Grenade en s’appuyant sur un jugement rendu par les juristes musulmans (voir A. FATTAL, Le Statut légal des non-musulmans en pays d’Islam, Beyrouth, 1958, p.193). Qu’auraient dit nos journalistes et nos militants des Droits de l’Homme si les Occidentaux avaient détruit un lieu saint de l’Islam (La Mecque ou Médine) comme les musulmans ont détruit Saint-Jacques de Compostelle ? Et où est donc cette tolérance de l’Espagne musulmane qu’on nous vante et qu’on nous décrit si souvent comme le modèle de la tolérance des musulmans au Moyen Âge ?

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V
Mutilation et torture ordonnées par le Coran Les terroristes musulmans n’hésitent pas à provoquer régulièrement les non-musulmans, surtout les juifs et les chrétiens, pour que ceux-ci réagissent et donnent ainsi aux musulmans l’occasion d’appliquer les versets coraniques les plus cruels, ainsi que l’observe Daniel Sibony : « La stratégie du terrorisme islamiste joue bien son rôle : faire réagir l’adversaire, Israël ou l’Amérique, et sa réaction, forcément injuste [aux yeux des musulmans], prouvera qu’il est barbare et mécréant comme le dit le Coran. On pourra même ponctuer par un verset de la même sourate : “Telle sera la rétribution de ceux qui font la guerre contre Dieu [Allah] et contre son Prophète [Mahomet] et de ceux qui exercent la violence sur la terre [Ils seront tués ou crucifiés, ou bien leur main droite et leur pied gauche seront coupés, ou bien ils seront expulsés du pays]” (sourate 5, v.33), cela donnera du courage pour les combattre puisqu’ils s’opposent à l'effort sur la voie de Dieu [Allah]”, c’est-à-dire au jihad [guerre sainte islamique]. » Daniel SIBONY, Le choc des religions, p.62. C’est le sort que les musulmans ont réservé notamment à Pierre de Capitolias, prêtre chrétien de Syrie qui, pour avoir osé traiter le prophète Mahomet de « maître d’erreur et père du mensonge », a été condamné à mort en 715 par le calife musulman omeyyade Walid (705-715), celui-là même qui transforma la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Damas en mosquée. Un prêtre torturé sur ordre d’un calife musulman Pour que sa mort serve d’exemple aux autres chrétiens, le prêtre Pierre sera renvoyé dans sa région par le calife Walid pour y être exécuté : « Là, ordre sera donné de rassembler toute la population [chrétienne], et tout d’abord les fils et parents du condamné, devant qui on lui arrachera la langue jusqu’à la racine. Puis, le lendemain, devant la même assistance, on lui coupera la main et le pied droits. On le laissera souffrir pendant une journée ; puis le quatrième jour, on rassemblera tous les chrétiens du district de Capitolias et, devant tout ce peuple, on coupera au supplicié l’autre pied et l’autre main et on lui brûlera les yeux au fer rouge. Puis on le mettra sur un brancard et on le promènera dans toute la ville, précédé de trompettes et de hérauts [messagers] qui inviteront les spectateurs [chrétiens] à considérer cet exemple. Après quoi, le condamné [Pierre de Capitolias] sera enfin mis en croix. On l’y laissera cinq jours, au bout desquels le cadavre sera brûlé dans un four porté à incandescence. Membres coupés, vêtements, croix, tout sera réduit en cendres, qu’on ira finalement jeter dans le Yarmouk [fleuve du Proche-Orient]. » « La Passion de Saint Pierre de Capitolias », citée par Alain DUCELLIER, Chrétiens d’Orient et Islam au Moyen Âge (VIIe-XVe siècle), p.84. Au sujet de ce verset coranique cruel (sourate 5, v.33), qui autorise la torture et la mutilation contre toute personne accusée de semer le désordre et la corruption (en arabe, fasâd), nous reproduisons le commentaire instructif donné par Joseph BOSSHARD dans le livre Enquêtes sur l’islam, qu’il a publié avec l’islamologue Anne-Marie DELCAMBRE (Paris, Desclée de Brouwer, 2004). Joseph BOSSHARD y analyse la position du Coran par rapport au commandement de la Bible « Tu ne tueras point » (Exode, chap.20, v.13) : Le Coran face au commandement « Tu ne tueras point » « L’amputation croisée, cette peine terrible qui consiste à trancher la main droite et le pied gauche, à moins que ce ne soit l’inverse, est donc prescrite par le Coran. Notons bien que ceux qui encourent ce châtiment ne sont pas spécifiquement les auteurs de vol. Ceux-là sont amputés d’une main (sourate 5, verset 42/38 ). L’amputation croisée, ainsi que la crucifixion, sanctionne le fasâd [la corruption]. Telle que les juristes [musulmans] la comprendront, cette prescription sera appliquée aux bandits de grand chemin, ou encore aux mystiques jugés trop illuminés, tels Hallâj en 922. Mais dans son expression coranique, l’ensemble de ces châtiments est destiné aux coupables de fasâd [corruption], sans plus de précision. Or, comme on l’a vu, parmi les pires formes de fasâd [corruption] sont le tahrîf [falsification des écritures] et, par-dessus tout, le shirk [« associationisme » c’est-à-dire associer à Dieu une créature], le péché maximal, le seul irrémissible. Le Coran répète méthodiquement à l’ouverture de toutes les sourates, à l’exception de la sourate 9, que Dieu [Allah] dispense clémence et miséricorde (Ignace Goldziher voit dans ce thème de la miséricorde un emprunt au christianisme). Cependant, il est exclu que les mushrikûn [juifs et chrétiens] en bénéficient : “Allah ne pardonne pas qu’il Lui soit donné des Associés, alors qu’Il pardonne, à qui Il veut, les péchés autres que celui-là.” (sourate 4, v.116) “Demande pardon pour eux ou ne demande pas pardon pour eux ; si tu demandes pardon pour eux soixante-dix fois, Dieu [Allah] ne leur pardonnera pas parce qu’ils sont absolument incrédules envers Dieu [Allah] et son Prophète [Mahomet]. Dieu ne dirige pas les gens pervers.” (sourate 9, v.81/80) En définitive, toute appartenance à autre chose que l’islam étant regardée comme un shirk [« associationisme »] méritant la mort puisqu’il est la plus grave des fautes que puisse commettre l’homme, le Coran conduit à considérer qu’il est légitime de tuer tout non-musulman dès cette vie, par le seul fait qu’il n’est pas musulman. Ajoutons, comme l’attestera son usage dans le domaine du droit, que le terme fasâd [corruption] ne suppose pas qu’il soit nécessaire d’avoir eu l’intention de tromper pour en être coupable. Cet usage est conforme à la lettre du Coran qui précise bien que les corrupteurs peuvent l’être sans intention maligne. En particulier, les coupables de shirk [« associationisme »] peuvent bien n’en avoir pas conscience, ils n’en sont pas moins coupables : “Ne sont-ils pas eux-mêmes des corrupteurs ? Et ils n’en ont pas conscience !” (sourate 2, v.11/12) “(…) ils répètent ce que les incrédules disaient avant eux. Que Dieu [Allah] les anéantisse ! Ils sont tellement stupides !” (sourate 9, v.30) L’accusation de shirk [« associationisme »] va justifier a fortiori une violence générale à l’encontre de tous les non-musulmans. Le simple fait de ne pas faire partie des musulmans est considéré comme une agression contre Dieu [Allah] et donc contre l’islam, comme un foyer d’hostilité qu’il faut circonscrire [enrayer/éliminer] : Terroriser les non-musulmans “Nous jetterons l’épouvante dans les cœurs des incrédules [juifs et chrétiens] parce qu’ils ont associé à Dieu [Allah] ce à quoi nul pouvoir n’a été concédé. Leur demeure sera le Feu. Quel affreux séjour pour les impies !” (sourate 3, verset 144/151) Tuer les apostats (ceux qui quittent l’islam) “Ils aimeraient vous voir incrédules, comme ils le sont eux-mêmes, et que vous soyez ainsi semblables à eux. Ne prenez donc aucun protecteur parmi eux [juifs et chrétiens], jusqu’à ce qu’ils émigrent dans le chemin de Dieu [qu’ils se convertissent à l’islam]. S’ils s’en détournent, saisissez-les ; tuez-les partout où vous les trouverez.” (sourate 4, verset 91/89) “Après que les mois sacrés seront écoulés, tuez les polythéistes (associateurs) [juifs et chrétiens], partout où vous les trouverez ; capturez-les, assiégez-les, dressez-leur des embuscades. […]” (sourate 9, verset 5) “Combattez-les [les juifs et les chrétiens] ! Dieu [Allah] les châtiera par vos mains ; il les couvrira d’opprobres ; il vous donnera la victoire ; il guérira les cœurs des croyants [musulmans] ; et il en bannira la colère.” (sourate 9, verset 14) Ces paroles ne renvoient pas seulement à une justice incommensurable qui s’exercerait dans l’au-delà, au jour du jugement dernier. Elles constituent la prescription d’une violence concrète et immédiate. Il n’y a aucune équivocité dans ces prescriptions. Leur signification s’impose aussi bien à l’homme du VIIe siècle qu’à celui du XXIe siècle. Le principe de tuer le non-musulman qui ne veut pas se soumettre est considéré [par les musulmans] comme un principe juste. » J. BOSSHARD, « Le Coran face au commandement “Tu ne tueras point” », dans Enquêtes sur l’islam, p.164-167. Au sujet du shirk (« associationisme »), les musulmans considèrent les juifs et les chrétiens comme des associateurs, c’est-à-dire comme des gens qui associent à Dieu d’autres divinités. C’est ce que prétend le verset coranique suivant : « Les Juifs ont dit : “Uzaïr est fils de Dieu.” Les Chrétiens ont dit : “Le Messie est fils de Dieu.” Telle est la parole qui sort de leurs bouches ; ils répètent ce que les incrédules disaient avant eux. Que Dieu [Allah] les anéantisse ! Ils sont tellement stupides ! » Le Coran, sourate 9, v.30 (trad. de D. MASSON). Le Coran commet une grave erreur puisque les juifs n’ont jamais pris pour fils de Dieu Uzaïr, c’est-à-dire le grand-prêtre juif Esdras (Ve siècle avant J.-C.). Quant aux chrétiens, le Coran condamne catégoriquement la croyance en la Trinité (Père, Fils et Saint-Esprit), considérée comme un péché d’association d’autres divinités au Dieu unique : « Infidèle est celui qui dit : Dieu, c’est le Messie, fils de Marie. » Le Coran, sourate 5, v.76/73 (trad. de KASIMIRSKI) ; Or, au sujet des infidèles, le Coran déclare aussi : « Lorsque vous rencontrez des infidèles, eh bien ! tuez-les au point d’en faire un grand carnage » Le Coran, sourate 47, v.4 (trad. de KASIMIRSKI).

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